tori amos – the chase
Le Grand Rex, 5 octobre 2011.
Toujours je me dis que c’est fini, toujours j’y reviens, par curiosité, par nostalgie, par fidélité sans doute.
Le dernier album de Tori Amos, Night Of Hunters, est le résultat d’un exercice de style proposé par Deutsche Grammophon : réinterpréter divers pièces classiques pour en faire un ensemble de chansons modernes. Tori Amos a donc invoqué Chopin, Satie, Mendelssohn, Schubert, Bach, Debussy, ou encore Moussorgski pour ce titre The Chase, pour narrer l’histoire épique d’un couple, de la séparation à la réconciliation.
Le sujet est profondément intellectualisé, comme d’habitude depuis maintenant un moment chez la chanteuse. De plus, elle convie sur cet album sa fille et d’autres membres de sa famille pour chanter avec elle. Ce fond et cette forme auraient pu constituer des écueils fatals, mais étrangement, Tori Amos s’en sort plutôt bien : l’album est équilibré, d’une qualité uniforme (ce qui est loin d’être le cas des trois précédents) et ce retour à un son plus classique est plaisant : finis les arrangements d’un goût douteux !
Sur scène, Amos s’est accompagnée pour cette tournée d’un quatuor de cordes, et chante outre les nouveaux titres principalement de vieilles chansons, ce qui rend l’ensemble plutôt agréable à écouter et regarder. Mais dommage, avoir entendu Cruel, Siren, Garlands ou Mr. Zebra ne fera me pas oublier une fin de concert mielleuse jusqu’à l’écœurement.






J’avais déjà vu Pierre Lapointe pour 
Impressionnant petit bout de fille que cette Coco Sumner, toute en tension nerveuse, l’air renfrogné, et qui n’aura de cesse d’exhorter le public à grands renforts de gestes du bras : elle est là pour faire bouger la foule, et son énergie est physique, presque douloureuse !