tori amos – carbon

Voilà ! Avec le nom de ce site, je ne pouvais pas commencer par une autre chanson que celle-là.
Tori Amos… Je l’ai découverte en 1992, à ses débuts1. C’était à la télé, sur FR3 je crois. Une petite rousse hystérique, les jambes écartées sur son tabouret (chaudasse ! s’écrieront certains), en train de chanter Crucify. Depuis je la suis fidèlement, dans le très bon, comme dans le (un peu) moins bon.

1 Je reparlerai sans doute un de ces jours de Y Kant Tori Read, qui reste à part…

Tori Amos - carbonScarlet’s Walk est le septième album de Tori, sorti en 2002. Malgré une production trop lisse et un manque d’audace musicale, le concept de l’album – le voyage de Scarlet à travers les Etats-Unis de l’après 11 septembre, raconté en 18 chansons – est original, très réfléchi et construit.
C’est à mon avis l’album le plus homogène de Tori. Aucune perle musicale ne s’en échappe, mais toutes les chansons sont agréables à écouter. Petit coup de coeur pour Wednesday, avec son rythme plus rapide et joyeux que l’ensemble, qui me file toujours la pêche, et pour Carbon, bien sûr.
Carbon ne figurerait probablement pas dans le top 5 de mes chansons favorites de Tori, et pourtant…
Et pourtant j’aime les percussions, comme quelques coups sur un tam-tam, des bruits très sourds, très roots, qui hantent discrètement toute la chanson, lui donnant comme un gout de terre, une dureté sous le cristallin du reste. J’aime le piano, les quelques notes claires du tout début suivies par une ligne quasi ininterrompue, rapide, entêtante. J’aime la voix de Tori très pure et haute, surtout sur le refrain. J’aime cette impression d’immensité, de neige, de dureté, de tristesse et de beauté qui se dégage de cette chanson.

9 Commentaires

  1. , le 25 Janvier 2007 :

    C’est sûr que par rapport au Beekeeper, ça reste écoutable.

    (nan, rien, c’était juste pour le plaisir de faire le premier commentaire ET d’être une teigne)

  2. -N-
    , le 26 Janvier 2007 :

    Et quelle intro ! c’est ma sonnerie de portable :)

    (j’ai comme envie de vomir sur David, mais je vais me retenir pour que ces lieux restent encore un peu propres, ca vient d’ouvrir quand même)

  3. steuve
    , le 26 Janvier 2007 :

    et la première note de basse mmmmmmmmmm

  4. bee
    , le 26 Janvier 2007 :

    Tiens…ben moi aussi j’ai vomi sur David ;-)

  5. , le 26 Janvier 2007 :

    Ah oui, merci de laisser les lieux dans le même état de propreté que vous les avez trouvés ;)

  6. BaT
    , le 26 Janvier 2007 :

    hé bé … ca promet …

  7. , le 26 Janvier 2007 :

    Vomissez, vomissez… Je maintiens qu’on peut vénérer Tori Amos et considérer que son dernier album est au bord du pénible. Venant de quelqu’un que j’écoute, moi aussi, religieusement depuis 92, j’ai été atrocement déçu : je préfère de loin me repasser pour la millionième fois Boys for Pele ou From the Choirgirl Hotel que m’enquiller ce truc fadasse.

    (ça y est, vous vomissez du sang maintenant ? hinhinhin)

  8. BaT
    , le 26 Janvier 2007 :

    Vive la chaudasse !!!!

  9. , le 23 Février 2007 :

    Je suis d’accord avec David : le dernier Tori Amos c’est comme le dernier Mylène, très très plat. Rouquines, même combat. Tori s’est toutefois bien rattrapée en éditant ses Bootlegs live en coffret de 6 doubles CD, il y a des superbes moments de musique. Carbon, je ne partage pas complètement ton point de vue sur Scarlett’s Walk, moi je trouve qu’il y a des perles dans cet album : le planant Your Cloud, le dantesque Gold Dust, le touchant I Can’t See New York…et surtout, là on est d’accord, l’entraînant Wednesday. Le clip de A Sorta Fairytale était aussi très réussi (featuring Adrian Brody)

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