Encore une découverte labellisée inframnésie1, Au Revoir Simone, c’est trois jeune filles de Brooklin, de la musique électro mais pas trop, des claviers beaucoup, des percussions un peu, des boites à rythme surtout mais discrètes quand même, des voix douces, des mélodies chaudes et éthérées à la fois, des ouhouu ouhouu délicieux, des sons un peu vintage, des paroles et un esthétisme très Virgin Suicides.
C’est simple et plein de charme, j’attends avec impatience d’entendre leur deuxième album qui vient de sortir.
Et en attendant, je cours à la Maroquinerie, où les trois demoiselles nous font le plaisir de venir chanter demain soir.
1 C’est la dernière fois que je le signale, je reconnais simplement ici officiellement que David est une de mes grandes sources musicales et je remercie le dieu Net de nous avoir fait rencontrer
Bon ok j’ai toujours un peu l’impression d’avoir 15 ans et d’être super rebelle en écoutant de la musique qui parle de sexe, de mort et qui chie sur l’ordre établi. Mais y’a des jours où ça fait toujours plaisir de pouvoir se défouler trois minutes !
N’ayant pas d’attirance particulière pour le métal, le hard ou même pour le rock industriel (si si, ça existe, c’est ce que vous écoutez en ce moment), je n’avais a priori aucune raison de m’intéresser à Nine Inch Nails. Sauf que Tori Amos est copine avec Trent Reznor, qui a fait les back-up vocals sur Past the Mission, qu’elle a régulièrement repris quelques paroles de Hurt en live à la fin de Caught a lite sneeze et qu’elle fait plusieurs allusions à Nine Inch Nails dans ses chansons. Il ne m’en faut pas plus pour avoir envie d’en entendre davantage…
Nine Inch Nails c’est donc Trent Reznor, homme orchestre solitaire d’un “groupe” qui n’est que groupe sur scène. Il compose, écrit, réalise, produit. Il peut se prévaloir d’avoir inspiré des groupes peut-être plus médiatiques que lui, comme Rammstein ou Marilyn Manson. Il a aussi à son actif la BO de Lost Highway de David Lynch (ça parlera au moins à un de mes lecteurs, ça…) Ruiner est tiré de The Downward Spiral, le troisième et peut-être meilleur album de NIN.
How did you get so big?
How did you get so strong?
How did you get so hard?
How did you get so long?
Barbara Carlotti est jeune, mais sa voix véhicule une langueur et une certaine mélancolie qui la rendent plus âgée. Ses textes sont rarement aussi légers que ce Cannes, et même quand ils le sont, la douceur est teintée d’une amertume voilée qui donne du relief à des chansons d’aspect simple.
Barbara Carlotti chante un peu comme Françoise Hardy, l’héritière de ces chanteurs dandy des années 60.
Barbara Carlotti est en concert ce soir à la Cigale, et j’y serai avec bonheur !
Un illustre inconnu, Frankie Laine, meurt (hier). Bon ok ce n’était pas un illustre inconnu, sans doute… Toujours est-il que je pense ne jamais avoir entendu une seule de ses chansons. Et pourtant, j’apprends au fil de la dépêche annonçant sa mort qu’il a vendu autant d’albums qu’Elvis Prestley à la fin des années 50. Et qu’il est entre autres le père de Dream a little dream of me.
Histoire de coller merveilleusement à l’actualité, je propose donc à l’écoute ce petit bijou de chanson, par the Mamas & the Papas. The Mamas & the Papas n’ont existé que trois ans, avant de se séparer pour causes de dissensions internes et fricotages-tromperies entre les membres. Ils ont quand même eu le temps de nous enregistrer cinq albums et de nous pondre des perles telles que California Dreamin’1 ou Monday Monday, qui restent aujourd’hui encore des standards. Et la voix de Mama Cass est sublime…
1 Le premier qui me sort que California Dreamin’ est un tube des Beach Boys se verra remercié pour son intervention par tout mon mépris.
Quatre femmes. Quatre visages noirs.
Aunt Sarah, la femme noire dont la vie ne fut que travail. Siffronia, fille métisse d’une esclave violée par son maître. Sweet Thing, la prostituée. Et Peaches, la descendante d’esclaves révoltée.
Quatre femmes, quatre visages pour une même pianiste de génie, Nina Simone, que je vénère pour sa voix grave et ses doigts de fée sur le piano.
My hips invite you, My mouth like wine, Whose little girl am I?
Dilinger Girl, c’est Helena Noguerra. “Baby Face” Nelson c’est Federico Pellegrini. Ils ont déjà sévi, en solo, en collaborant avec d’autres. Leurs chemins se sont croisés pour nous offrir Bang, un album simple et beau, une guitare, deux voix qui se marient à la perfection et un univers de film, de gangsters, de prohibition, de braquages, de traques.
Ce Move possède tout l’univers de cet album. C’est calme et prenant, une histoire simple et deux protagonistes qu’on apprivoise en 4 minutes, c’est simple et entêtant. Et puis Helena est tellement belle…