an pierlé & white velvet – good year
An Pierlé, je la connais depuis qu’elle est toute petite. Enfin façon de parler. C’est toujours agréable de découvrir des artistes lorsqu’ils sont peu connus, d’avoir la chance de les voir dans des salles minuscules (le Plan à Ris Orangis, par exemple) et de pouvoir les approcher de près. C’est le cas pour An Pierlé, que je suis le plus fidèlement possible depuis 3 ans maintenant. Voir An Pierlé avant un concert, c’est remarquer à peine une petite jeune femme blonde et souriante. Voir An Pierlé pendant un concert, c’est voir une furie déchaînée, au début bien installée sur son espèce de ballon sauteur, derrière son piano, et à la fin les doigts courant follement sur son accordéon.
Les premiers albums de la chanteuse flamande ne laissent pas imaginer au premier abord sa personnalité volcanique. Mud Stories, qui date de 1999 est un album de voix / piano, rude et dépouillé. Son second album, Helium Sunset (2003) est un chef-d’oeuvre de calme et de sensualité. Le couple voix / instruments est dans cet album parfaitement équilibré. Seuls certains titres laissent pressentir une nervosité rock sous-tendue.
Dans son troisième album, An Pierlé & White Velvet (2006), la chanteuse assume plus son côté rock. Sans pour autant renoncer aux rythmes calmes sur certains titres, l’ambiance générale est moins langoureuse que dans le précédent album, les arrangements plus complexes, les guitares plus présentes, le tout un peu trop…
An Pierlé reste malgré tout une artiste à découvrir sur scène. L’énergie qu’elle dégage, le plaisir qu’elle prend à jouer, la complicité du groupe et sa gentillesse quand on les rencontre après le concert (j’ai pu parler à An à la fin de chaque concert où je suis allé !) sont des choses à ne pas manquer.







