Archives pour Mai 2007

the bird and the bee – preparedness

The Bird And The Bee offraient hier soir à quelques heureux un show-case pour présenter leur premier album. J’ai donc pu faire connaissance de ce duo californien composé de la bassiste et chanteuse Inara George, charmante abeille au look décalé, et de Greg Kurstin, oiseau multi instrumentaliste aux allures de gentleman anglais.

The Bird And The BeeThe Bird And The Bee nous promènent avec douceur, élégance, humour et classe entre jazz, électro et pop easy listening. On a pu entendre courant 2006 Fucking Boyfriend, premier single ironique, médiatisé grâce à moult remix, puis un peu plus tard Again And Again, avant que le duo ne sorte début 2007 un premier album éponyme, concis, à la belle musicalité, signé sur le label Blue Note, gage de qualité.
La voix d’Inara a quelque chose de Björk quand elle la pousse dans les hauteurs. La musique aussi, parfois, rappelle dans les beats et les sons électro la période Debut de l’Islandaise. Même si parfois des titres ont des relents de piano-bar emphatique, l’ensemble reste assez harmonieux, délicat et agréable à écouter.

Check your head, I heard a sound
Makes so tender arms around the sound
The sound
The sound

au revoir simone – dark halls

Au Revoir SimoneCharmantes. Elles sont décidément charmantes.
Encore une Soirée Nomade liée à l’exposition David Lynch à la Fondation Cartier. Contrairement à hier, pas de couac dans l’organisation de ce mini-concert, et un son meilleur, même si le sous-sol de la Fondation est loin d’être idéal pour de tels événements.
Lynch était encore une fois présent, pour écouter ses trois protégées new yorkaises. Le concert fut court, tout juste une heure, mais délicieux. Pas de surprise, pas d’inédit, mais des interprétations illustrant bien leur dextérité aux multiples claviers. Le charme des trois demoiselles, ce soir-là en petites robes blanches pastorales, n’est pas en rien dans l’attrait de l’ensemble. Et voir une Annie allumée agiter follement la tête sur son clavier, les cheveux dans tous les sens, est particulièrement jouissif.

Et c’est grâce à mon ami -Nico- qu’on a eu Dark Halls en rappel !

julee cruise – falling

Julee Cruise était en concert hier soir, en featuring du groupe Pluramon, à la Fondation Cartier. Ce fut épique…
Ce concert était une des Soirées Nomades en marge de l’exposition The Air Is On Fire de David Lynch, soirées au concept séduisant : des artistes liés d’une façon ou d’une autre au cinéaste, assez peu de monde, et un endroit original, le minuscule amphithéâtre dans le parterre d’herbe situé derrière la Fondation Cartier. Le principal inconvénient était que ces soirées se déroulant en plein air, elles étaient susceptibles d’être annulées en cas de pluie. Or de la pluie, on en a eu…
Le concert n’a pas été annulé ou repoussé, mais j’aurais préféré puisqu’il a été transféré dans le sous-sol de la Fondation. Résultat, nous avons attendu deux heures sous la pluie qu’ils mettent en place la technique et au final, l’acoustique fut épouvantable.

Julee CruiseJe ne connaissais pas Julee Cruise, j’avais vaguement écouté son album Floating Into The Night ces derniers jours, et je m’attendais je ne sais pourquoi à voir monter sur scène une femme blonde d’une trentaine d’années. C’est un clone de Joan Collins qui est apparu. Passé ce moment de surprise, l’impression générale fut plutôt mitigée. Malgré le son déplorable, ambiance “concert à la piscine”, avec des basses résonant de façon presque insupportable, la voix éthérée, haute et claire de Cruise, tranquillement accompagnée par l’indie-pop électro des allemands Pluramon fut impressionnante et agréable. La chanteuse a semblé très habitée par ses chansons, pleurant même pendant son interprétation en rappel du culte Falling. Néanmoins, l’attitude générale de Julee Cruise, surtout à l’égard des musiciens, les bousculant régulièrement, s’accrochant à eux et mangeant même littéralement l’oreille de Marcus Schmickler avant de lui arracher un énorme patin (ce qui n’a pas semblé être du goût du guitariste…) a été dans l’ensemble quelque peu grotesque et gênante ; tout laisse supposer que pendant que nous attendions sous la pluie, la chanteuse trompait son attente à l’aide de quelque substance illicite… Au final, une ambiance toute lynchienne, sans doute, clôturée par une apparition du réalisateur. Dommage que les conditions déplorables du concert et l’absence totale d’organisation de la Fondation Cartier n’ont pas permis d’apprécier l’événement à sa juste valeur.

tori amos – bouncing off clouds

Tori Amos a sorti le 1er mai dernier son neuvième album, American Doll Posse.
Après le lisse Scarlet’s Walk et le médiocre The Beekeeper, j’étais sur le qui-vive, comme beaucoup de fans je pense, et j’espérais qu’elle relèverait le niveau et retrouverait la fougue d’un Pele (on peut rêver) ou d’un Choirgirl.
American Doll PosseLes premiers extraits disponibles à l’écoute m’ont assez dérouté par le son très folk américain et rock, mais j’ai été plutôt séduit. Et le ton péchu présageait du bon. Au final, après écoute de l’ensemble de l’album (23 titres quand même !) je suis complètement fan.
On n’évite pas quelques mièvreries, mais la plupart des titres sont très rythmés et plein de guitares, ce qui constitue la grande nouveauté. Le son rock, parfois country nous permet de retrouver une Tori irrévérencieuse et féministe, plus sombre aussi qu’auparavant.
Bouncing Off Clouds n’est pas la chanson que je préfère sur American Doll Posse (Smokey Joe, tellement noire et éthérée est ma favorite) mais elle illustre mieux le son de ce nouvel opus. Et le pont y est magnifique. J’en espère même un remix qui nous permettrait de partir en transe sur les pistes de danse…

the ditty bops – your head’s too big

Alors elles, ce sont mes petites chéries, mes chouchous. J’ai passé une bonne partie de l’année dernière à écouter leurs albums et je continue encore.
La belle Amanda Barrett s’amuse à la mandoline ou avec d’autres instruments exotiques, sa partenaire Abby Dewald l’accompagne à la guitare, les deux demoiselles mêlant leurs voix pour nous donner un folk léger au son délicieusement rétro.
The Ditty BopsJ’ai pu entendre pour la première fois ce duo californien au moment de la sortie de leur second album Moon over the freeway, et je me suis régalé en même temps du premier, The Ditty Bops. Le second est plus sûr et maitrisé, mais perd en contrepartie en insouciance, possède une pointe de gravité que n’avait pas le premier. Mais l’un comme l’autre me donnent indifféremment l’envie de danser et d’embrasser les gens dans la rue, véritable exploit inégalé à ce jour !
Leurs prestations live semblent à le hauteur de ce sentiment, véritables shows mêlant théâtre et cirque à la chanson.
Ajoutez à tout cela le fait qu’elles sont militantes écolo, et hop, la cerise est sur le gâteau.