julee cruise – falling
Julee Cruise était en concert hier soir, en featuring du groupe Pluramon, à la Fondation Cartier. Ce fut épique…
Ce concert était une des Soirées Nomades en marge de l’exposition The Air Is On Fire de David Lynch, soirées au concept séduisant : des artistes liés d’une façon ou d’une autre au cinéaste, assez peu de monde, et un endroit original, le minuscule amphithéâtre dans le parterre d’herbe situé derrière la Fondation Cartier. Le principal inconvénient était que ces soirées se déroulant en plein air, elles étaient susceptibles d’être annulées en cas de pluie. Or de la pluie, on en a eu…
Le concert n’a pas été annulé ou repoussé, mais j’aurais préféré puisqu’il a été transféré dans le sous-sol de la Fondation. Résultat, nous avons attendu deux heures sous la pluie qu’ils mettent en place la technique et au final, l’acoustique fut épouvantable.
Je ne connaissais pas Julee Cruise, j’avais vaguement écouté son album Floating Into The Night ces derniers jours, et je m’attendais je ne sais pourquoi à voir monter sur scène une femme blonde d’une trentaine d’années. C’est un clone de Joan Collins qui est apparu. Passé ce moment de surprise, l’impression générale fut plutôt mitigée. Malgré le son déplorable, ambiance “concert à la piscine”, avec des basses résonant de façon presque insupportable, la voix éthérée, haute et claire de Cruise, tranquillement accompagnée par l’indie-pop électro des allemands Pluramon fut impressionnante et agréable. La chanteuse a semblé très habitée par ses chansons, pleurant même pendant son interprétation en rappel du culte Falling. Néanmoins, l’attitude générale de Julee Cruise, surtout à l’égard des musiciens, les bousculant régulièrement, s’accrochant à eux et mangeant même littéralement l’oreille de Marcus Schmickler avant de lui arracher un énorme patin (ce qui n’a pas semblé être du goût du guitariste…) a été dans l’ensemble quelque peu grotesque et gênante ; tout laisse supposer que pendant que nous attendions sous la pluie, la chanteuse trompait son attente à l’aide de quelque substance illicite… Au final, une ambiance toute lynchienne, sans doute, clôturée par une apparition du réalisateur. Dommage que les conditions déplorables du concert et l’absence totale d’organisation de la Fondation Cartier n’ont pas permis d’apprécier l’événement à sa juste valeur.






Tu m’étonnes. J’ai attendu deux heures sous la pluie pour rien… le nb de places disponibles à l’intérieur étant inférieur à celui des places dispo à l’intérieur. Résultat: "merci – au revoir". Pas même un "désolé"? Ben non.
Je voualis dire "intérieur" puis "extérieur"… mais bon on avait compris. De toute façon personne ne lira ce commentaire.
Ben si, moi je le lis
Leur gestion a en effet été calamiteuse oui…