Archives pour Juin 2007

emily haines & the soft skeleton – our hell

Avant, Emily Haines était cachée dans Metric, groupe nord américain de rock indie. Elle y écrit, elle y joue du clavier et elle chante. Metric fait de la musique sympa, un peu facile, utilisée dans des pubs pour jeunes…
Emily HainesMais Metric ce n’est pas Emily Haines. Knives don’t have your back, premier album solo de la demoiselle la révèle, voix grave, tant qu’elle est parfois au bord de la cassure, piano omniprésent, cordes et vents discrets.
En live à la Maroquinerie il y a quelques jours, j’ai découvert une jeune femme abordable, agréable et chaleureuse. Accompagnée d’un quatuor à cordes, elle a créé une ambiance intime et douce. Les chansons étaient illustrées d’images de films muets épileptiques et inquiétantes. Le tout a baigné dans une atmosphère élégante et singulière. Ce fut un délicieux moment.

tori amos – caught a lite sneeze (sessions at west 54th)

L’une des résolutions que j’ai prises à l’ouverture de ce blog est de faire un billet chaque fois que j’assistais à un concert. Bien que les billets sur Tori Amos ne manquent déjà pas ici, je remets donc le couvert suite au concert du 2 juin au Palais des Congrès. D’autres billets sur elle suivront encore, puisque je retourne la voir à Londres début juillet.

J’ai déjà été plus enthousiaste à la sortie d’un concert de Tori Amos.
On ne peut pas dire que Tori Amos soit avare de tournées. Elle accompagne depuis ses débuts chaque sortie d’album d’une tournée mondiale d’au moins 6 mois. L’artiste, habituée à jouer devant un public depuis son enfance, est on ne peut plus à l’aise sur scène. Elle est aussi connue pour changer chaque soir de set-list et offrir donc des concerts toujours variés et uniques.
Samedi dernier, l’American Doll Posse Tour faisait escale à Paris pour une habituelle unique date française. Qu’en ai-je pensé, à tête reposée ?

Tori AmosLe concept de cette tournée est inhabituel : chaque soir, Tori interprète un des personnages qu’elle a créés pour son dernier album et chante les chansons correspondant à ce personnage. Puis après une courte pause, elle revient sur scène dans la peau de Tori pour la suite, plus traditionnelle, du concert.
Je ne suis pas convaincu par ces “concept concerts”. La pause après les 5 premières chansons permettant à la chanteuse de se changer casse le rythme et fait retomber l’ambiance très punchy du début de concert. Et même si je n’ai pas été gêné, comme d’autres ont pu le dire, par le grimage et les perruques de la Doll interprétée, je pense que ce rôle qu’elle endosse rend Tori moins naturelle et spontanée qu’elle pourrait l’être.
Concernant la set-list, Amos a enchaîné de nombreux hits, Crucify, Cornflake Girl, God, Precious Things, Hey Jupiter, donnant une impression de concert “best of”. Peu de surprises, de chansons rares. Peu d’orchestrations inhabituelles pour qui l’a déjà vu plusieurs fois en concert. Malgré ou à cause de ses originalités, ce concert laisse une impression empruntée.
Au-delà de tout ça, Tori est une formidable artiste, je le répète parfaitement à l’aise en live, la justesse et la puissance de sa voix, sa maîtrise des claviers et son énergie sont saisissantes. Elle nous a offert une scène de toute beauté et des chansons magnifiques, un Caught a lite sneeze que je ne peux qu’aimer, un Garlands plein d’émotion, un beau Take to the sky et une superbe Dakota Version de Hey Jupiter pour clôturer. Cette date ne fera peut-être pas partie de mes meilleurs souvenirs de concerts, mais malgré les défauts Tori a toujours autant de charme et une bonne énergie pour accompagner un nouvel album musclé. Le tout accompagné de déhanchés suggestifs et même d’un branlage de micro !