Dans la famille des trios féminins, après Au Revoir Simone, voici les Puppini Sisters ! Dans la famille de la musique vintage-swing-pop, après les Ditty Bops, voila les Puppini Sisters ! Il y a chez les Puppini Sisters un charme particulier à écouter ces musiques connues, revisitées, un peu empesées, un peu kitsch, naphtalisées à l’ancienne. Ce qui rend l’écoute de ce trio anglais si euphorisante, c’est qu’elles envoient 50 ans dans le passé des standards qu’on connaît par coeur, les interprétant avec de délicieuses harmonies vocales.
Les écouter, c’est se mettre à chanter une chanson moderne entouré d’une atmosphère désuète, un soir, avec des amis, un verre de porto ou un thé à la main. C’est un jeu, on endosse un costume des années 40, on joue un rôle, et on se sent parfaitement à l’aise.
Installez vous donc dans un fauteuil confortable, et appréciez le standard de Blondie transformé par la close-harmony délicate des Puppini Sisters.
Après Betcha Bottom Dollar, premier album sorti en 2006, les trois demoiselles préparent un second album pour la rentrée 2007. Espérons qu’une tournée suivra !
Je sais, je sais. Un billet sur trois ici concerne Mrs Amos… mais c’est promis, celui-ci sera le dernier avant un bon moment. Et ne vous plaignez pas, là j’aurais pu faire deux billets !
Tout d’abord, le déplacement à Londres pour assister aux deux concerts du Posse Tour de Tori Amos valait – comme en 2005 avec l’Original Sinsuality tour – largement le détour !
Deuxièmement, après avoir donc vu trois concerts de cette tournée, je peux en conclure que la Doll interprétée par Amos pour la première partie de chaque concert influe beaucoup sur l’ambiance générale. Et que nous n’avions pas été très bien servi à Paris avec Clyde…
Le premier des concerts de Londres a mis en scène Santa, et le set qui l’accompagnait, très rythmé et rock (Body And Soul, God, My Posse Can Do, You Can Bring Your Dog) a tout de suite rendu le public réactif et frénétique. Tori semblait en bonne forme, elle nous a servi quelques impros bien sympathiques. Ce fut un très bon moment (malgré China servie pendant la partie solo…), plus de deux heures de concert passées à se dandiner, un grand sourire aux lèvres et la satisfaction d’entendre live des perles comme Yes Anastasia ou Bliss.
Le lendemain, 4 juillet oblige, c’est Isabel, la Doll politique de Tori, qui a ouvert le bal, offrant pour la fête nationale états-unienne Yo George, Devils And Gods et un joli Home On The Range en solo. Mais là, comme à Paris, la sauce n’a pas pris, le public a été plus apathique, Tori moins en forme peut-être ou plus sérieuse. Toujours est-il que je n’ai pas ressenti l’atmosphère de la veille. Restera de ce soir le plaisir d’entendre Tombigbee, Glory Of The 80’s et A Sorta Fairytale.
Ces deux soirs à l’Hammersmith Apollo m’auront permis de retrouver la sensation de plénitude qui peut accompagner un concert de Tori Amos, mais m’auront conforté dans l’idée que cette tournée n’est pas la plus réussie de sa carrière. A dans deux ans si tout va bien pour voir et entendre la suite…
C’est le petit génie de la pop du printemps. Ca fait un moment déjà qu’on en entendait parler en France, par cipar là d’abord, puis de façon beaucoup plus médiatique. Je l’avais vu, j’avais lu les nombreuses comparaisons qu’on lui prêtait, George Michael, Freddy Mercury… et j’avais à la première écoute était gêné en effet par l’air de famille de Mika avec ces grands noms britanniques. Il m’a fallu l’album entier, Life In Cartoon Motion, pour être séduit.
On dira ce qu’on voudra sur le côté créatif de l’album du jeune homme, les ressemblances musicales, les samples plus ou moins avoués ou les inspirations qu’on pourra reconnaître. Mais le résultat est là, c’est un vrai bon album de pop, rythmé, efficace. Et la voix de Mika ne souffrira en tout cas aucune critique, tant elle est maîtrisée et précise.
Le 30 juin dernier, Mika faisait salle comble à l’Olympia. Alors que j’allais à ce concert pour mieux le découvrir, un peu en dilettante, j’ai été assez surpris d’y voir autant de fans scandant son nom à plusieurs reprises et semblant dévoués corps et âme au jeune chanteur. Mika a semblé de mon avis, lui qui a reconnu sur scène ne pas bien comprendre ce qui avait pu se passer en 6 mois pour qu’il passe d’un concert en banlieue anglaise devant 15 personnes au mythique Olympia de Piaf et de Brel. J’ai apprécié ces quelques mots de modestie, autant que de voir le plaisir évident que Mika a pris à chanter. C’est une véritable fête qu’il a orchestré, avec danseuses enrobées sur Big Girl, déguisements d’animaux pour le rappel, et moult confettis, bulles de savons, poupées gonflables et ballons de baudruches géants. Une vraie bonne ambiance (bienvenue pour fêter la gay pride du jour…) pour un concert chaleureux et réussi, mais un peu trop court (1h30).
Je l’aime bien, le petit Mika. Reste à voir ce qu’il deviendra par la suite. Un deuxième album sera nécessaire pour savoir si le premier était un coup de chance ou si le garçon est un véritable génie méritant qu’on crie son nom par milliers.
Everybody’s gonna love today
Anyway You want to, anyway you’ve got to
Love love me, love love me