tori amos – code red
Je sais, je sais. Un billet sur trois ici concerne Mrs Amos… mais c’est promis, celui-ci sera le dernier avant un bon moment. Et ne vous plaignez pas, là j’aurais pu faire deux billets !
Tout d’abord, le déplacement à Londres pour assister aux deux concerts du Posse Tour de Tori Amos valait – comme en 2005 avec l’Original Sinsuality tour – largement le détour !
Deuxièmement, après avoir donc vu trois concerts de cette tournée, je peux en conclure que la Doll interprétée par Amos pour la première partie de chaque concert influe beaucoup sur l’ambiance générale. Et que nous n’avions pas été très bien servi à Paris avec Clyde…
Le premier des concerts de Londres a mis en scène Santa, et le set qui l’accompagnait, très rythmé et rock (Body And Soul, God, My Posse Can Do, You Can Bring Your Dog) a tout de suite rendu le public réactif et frénétique. Tori semblait en bonne forme, elle nous a servi quelques impros bien sympathiques. Ce fut un très bon moment (malgré China servie pendant la partie solo…), plus de deux heures de concert passées à se dandiner, un grand sourire aux lèvres et la satisfaction d’entendre live des perles comme Yes Anastasia ou Bliss.
Le lendemain, 4 juillet oblige, c’est Isabel, la Doll politique de Tori, qui a ouvert le bal, offrant pour la fête nationale états-unienne Yo George, Devils And Gods et un joli Home On The Range en solo. Mais là, comme à Paris, la sauce n’a pas pris, le public a été plus apathique, Tori moins en forme peut-être ou plus sérieuse. Toujours est-il que je n’ai pas ressenti l’atmosphère de la veille. Restera de ce soir le plaisir d’entendre Tombigbee, Glory Of The 80′s et A Sorta Fairytale.
Ces deux soirs à l’Hammersmith Apollo m’auront permis de retrouver la sensation de plénitude qui peut accompagner un concert de Tori Amos, mais m’auront conforté dans l’idée que cette tournée n’est pas la plus réussie de sa carrière. A dans deux ans si tout va bien pour voir et entendre la suite…






Pourquoi "malgré China" ?
Yes Anastasia seule au piano ou avec une tonne de cordes ?
Alors M. Cre, malgré China parce que China est sans aucun doute la plus dégoulinante mièvrerie chiantissime de Tori Amos, ex-aequo avec Ribbons Undone.
Et sinon arrête de me torturer, je n’ose même pas rêver pouvoir entendre un jour Yes Anastasia avec des cordes… Là on l’a eue en solo piano, c’est déjà bien joli, même si les sublimes 3 minutes d’intro sont coupées.
Alors Carbonichou, moi j’aime bien China, et je sais que je vais te torturer en disant ça, mais pour moi les trucs chiantissimes c’est à partir de Boys for Pele… De gustibus…
Cre, tu ne tortures personne, tu te discrédites totalement, c’est tout
On revera d’un yes anastasia en entier avec des cordes…
mais aussi d’un hotel et d’un pandora avec le groupe, d’un smokey joe en solo piano, et on pourra mourir en paix
Arrête Nico, j’en pleure de bonheur rien que d’y songer… je suis même prêt à me suicider devant elle si elle nous fait Datura !
Vous êtes mignons les garçons ! Le coup du suicide, ça fait très public de Mylène en plus. Non mais Tori, je recommencerai à l’aimer quand elle aura décidé de faire de la pop toute simple, produite toute simplement, avec quelques idées par chanson mais pas plus (un peu comme sa reprise que j’adore du Bonnie & Clyde d’Eminem), avec de la spontanéité. Comme Bjork en fait, même combat. Son dernier disque c’est un peu comme de la forêt noire : ça a l’air super appétissant, mais la crème au beurre ça me fait gerber.
de la pop toute simple avec une idée par chanson ? c’est sur qu’on se suiciderait pas pour Lorie… Tu donnes la definition exacte de ce que n’est pas Tori, du coup on comprend bien que tu n’aimes pas, mais ne lui demande pas de faire ce qui n’est pas elle et ecoute autre chose
Bah non je comprends un peu ce que veut dire Cre… moi aussi je regrette un peu l’hyperproduction des derniers albums de Tori. Même s’il y a beaucoup de bon à prendre dans les albums-concepts.
Dans ce que disait Cre, ce qui m’a surtout fait bondir c’est qu’il mette Beekeeper dans le même panier que Choirgirl !;)
le "pour moi les trucs chiantissimes c’est à partir de Boys for Pele" fait clairement grincer des dents… "après" serait passé, mais "à partir de" est impardonnable
Est-ce que ce n’est pas elle ça : fr.youtube.com/watch?v=nl…
parce que c’est cette Tori que j’ai aimé sur les deux premiers albums et que j’ai perdu dès Boys for Pele, la faute à une production trop propre trop lisse trop sage trop attentue, chose que je déteste en général. Je n’ai jamais écouté The Beekeeper, il y a une grosse différence entre la pop comme je l’aime et Lorie, enfin Nico, je t’ai pas attendu pour écouter autre chose, et s’il y a bien une chose qu’on peut difficilement reprocher, c’est de ne pas être ouvert à la nouveauté.
C’est marrant, moi je considère probablement Boys For Pele comme l’album de Tori le plus roots, le plus brouillon, le plus brut et le moins produit de sa carrière… ça m’intéresserait un de ces jours de pouvoir discuter de ça plus à fond pour voir tes arguments, Cre !
Boys for Pele reste aussi pour moi le sommet, aussi sans doute parce qu’il est associé à toute une période de ma vie pendant laquelle je l’écoutais en boucle.
Moi je l’ai perdue après From the Choirgirl Hotel. J’ai bien deux ou trois trucs à sauver sur To Venus and Back, mais ça devenait déjà trop lisse. Les deux suivants n’ont, à mon goût, aucun intérêt, j’ai trouvé ça plat et ennuyeux. Le dernier recèle quelques jolis moments, mais souvent les arrangements gâchent le tout.
Et puis j’ai été tellement déçu par son absence monumentale de charisme sur scène, bon sang, je ne m’en remets toujours pas. Mais c’est un truc général, les grosses machines de concert, c’est vraiment pas pour moi. J’ai ressenti tellement plus de choses en allant voir Emily Haines ou An Pierlé dans de petites salles que cette diva du pauvre de Lisa Gerrard au Grand Rex ou Tori à Las Vegas, heu non, au Palais des Congrés, pardon.
sauf que tu mouilles tes draps la nuit en faisant des rêves cochons avec
Je confirme que Boys for Pele est pour moi aussi et de loin son album le plus roots et le moins lisse. Rhaaa…
que de commentaires apres ton billet !
Tori est un sujet sensible pour certains d’entre nous
Donc les commentaires se déchainent !