Archives pour Octobre 2007

kate havnevik – suckerlove

Kate HavnevikC’est un peu comme si on avait mis Björk, Imogen Heap et Dido dans un mixer. Aussi bien pour la voix que pour le son. Le fait que Kate Havnevik ait travaillé avec Marius De Vries et surtout avec Guy Sigsworth pour réaliser son album Melankton est surement pour beaucoup dans cette ressemblance. Le côté positif, c’est que la qualité est au rendez-vous, le négatif, c’est que l’originalité de la chose fait un peu défaut.
Sur certains titres comme ce Suckerlove, la Norvégienne parvient néanmoins à créer une ambiance forte avec un grain de folie qui sous-tend.

A noter que la musique de Kate Havnevik a illustré plusieurs épisodes de Grey’s anatomy, série qui fait de beaux efforts côté bande son (The Ditty Bops, Roisin Murphy, Goldfrapp, Emiliana Torrini ou encore Au Revoir Simone, pour ne citer que quelques artistes.)

kylie minogue – 2 hearts

Ah ! La musique de pouffe, c’est quand même ce qu’il y a de meilleur !
Attention, qu’on ne se méprenne pas : j’adore Kylie !1 La pauvre ne ressemble plus à grand chose (botox overdose…), mais ne perd pas le nord ! Son prochain album sobrement (?) intitulé X promet d’être efficace.
Kylie MinogueCe 2 Hearts est tranquille et parfait pour le premier single qu’il est. Le clip qui l’accompagne est du même niveau, esthétiquement très chiadé. Le reste de l’album s’annonce comme un bon compromis entre pop et électro, parfait cocktail pour les dancefloors. A noter, Kylie a collaboré avec Calvin Harris, petit jeunot écossais des plus prometteurs dont je reparlerai très vite.

1Et d’autre part, ne vous y trompez pas : il y a meilleur que la musique de pouffe, hein !

ani difranco – marrow

Vendredi dernier, Ani DiFranco était à l’Elysée-Montmartre pour le début de sa tournée européenne de promotion de Canon.
Ani DiFrancoC’était la première fois que je voyais la chanteuse sur scène. J’ai été impressionné par le charisme et l’énergie qu’elle dégage dès son apparition sur scène. Et j’ai été bluffé par sa dextérité à la guitare : elle manie l’instrument à la perfection.
Concernant les chansons, même si j’apprécie beaucoup Ani DiFranco, je ne suis pas un inconditionnel. Je suis beaucoup plus amateur de ses chansons rythmées que ses ballades calmes. Je ne suis donc pas sorti extasié, mais tout de même sous le charme. Tour à tour poète, intime, revendicatrice, Ani ne lasse pas.
Je voulais mettre à l’écoute ici Shameless, tant la version qu’elle nous a offerte vendredi a été puissante, assurée et ensorcelante : un moment particulièrement jouissif ! Mais ne l’ayant pas, je mets à la place Marrow, l’une de mes chansons préférées d’Ani.

feist – 1 2 3 4

Le premier contact que j’ai eu avec Feist, c’est Mushaboom, chanson qu’on a pu entendre partout, dans une pub entre autres. La chanson était sympathique, mais je n’ai alors pas fait plus attention que ça au nom de l’interprète. A peu près à la même époque, ce fut le clip de One Evening, beaucoup diffusé, qui me fit vraiment découvrir l’artiste, et mettre un visage sur son nom. Le clip avait un côté kitch étrange, mais la chanson était un peu trop jazzy et lounge pour que j’accroche vraiment. Rien de cela ne m’a donc poussé à me plonger dans la discographie de la canadienne.
FeistC’est seulement cette année, avec le festif 1 2 3 4, titre hommage à Dusty Springfield, et le chic et tranquille My Moon, My Man, et surtout grâce aux clips, deux jolis plans séquences uniques (à peine trafiqués ?) que Feist m’a tapé dans l’oeil, ou plutôt dans l’oreille. The Reminder est un album doux et poétique, musicalement varié (bossa, pop, gospel…) et la voix de Feist est d’un flegme envoutant.

Je ne me suis pas jeté assez vite sur les places, et à mon grand regret, je ne serai pas aux concerts que Feist donne ce soir et demain à la Cigale. Tant pis pour moi…

pascale picard – smillin’!!

On a beaucoup parlé de cette jeune Québécoise lors de la sortie de son premier album parce qu’elle a décidé d’y chanter exclusivement en anglais, chose inhabituelle voire mal vue dans la Belle Province si attachée à la survie de sa spécificité linguistique.
Pascale PicardMais on peut aussi et surtout parler de Pascale Picard parce que cet album, Me, Myself & Us, est plein d’ambition sans être arrogant. La jeune femme se pose en digne héritière d’une Alanis Morissette qui emprunterait parfois les chemins folks d’Ani DiFranco. Deux références de qualité !

Me, Myself & Us oscille donc entre rock énergique et ballades plus acoustiques. Si la demoiselle a quelquefois tendance a vociférer un peu trop, elle est aussi capable de beaucoup de talents dans la douceur, comme le prouve ce Smillin’!!.