Archives pour Novembre 2007

josé gonzález – down the line

Je fais d’une pierre deux coups. D’un, il y a environ un mois, mon amie Marie m’a fait découvrir le merveilleux José González. De deux, je rentre tout juste de Stockholm, et comme son nom ne l’indique pas, monsieur González est Suédois. C’est donc le moment idéal (ou pas, peu importe) pour en parler.
Jose GonzalezJosé González est donc Suédois, d’origine Argentine (ah on comprend mieux !), et vient de sortir à 29 ans son deuxième album In Our Nature, recueil de mélodies tranquilles uniquement portées par une ligne de guitare sèche. Sa voix a un petit quelque chose d’envoutant et les mélodies folk me font parfois penser à Simon and Garfunkel. Le tout est assez planant.
En parallèle de son travail solo, González est membre du groupe Junip, formation plus pop qui devrait sortir un album dans peu de temps.
Le garçon a aussi une marotte pour les reprises (dont une très jolie de Teardrop de Massive Attack).

radio – active

Si ça dit à des gens de réécouter l’ensemble des titres que j’ai postés ici, c’est maintenant possible via le lien sur votre gauche sobrement intitulé radio.
L’ordre de lecture est volontairement aléatoire, mes goûts musicaux étant je pense suffisamment homogènes pour que ça ne donne pas n’importe quoi.
La radio sera probablement amputée de ses titres les plus anciens au bout d’un moment… pour le moment, tout y est.
Enjoy !

pierre lapointe – debout sur ma tête

Après avoir été séduit par La Forêt des Mal-Aimés, le second album de Pierre Lapointe, je me demandais si je n’allais pas être déçu de le voir en concert, samedi dernier au Bataclan. Homme de peu de foi que je suis : ce ne fut pas un concert, ce fut un spectacle ! J’avais lu qu’il campait sur scène un personnage prétentieux, imbu de lui-même, mais drôle. Je ne pensais pas rire autant !

Pierre Lapointe liveUne intro au piano, puis un jeune homme maigrichon arrive sur scène comme s’il s’était trompé d’endroit, un peu gauche, un peu raide. Dès qu’il se met à chanter, on se rend compte qu’il est loin d’être un amateur.
Mais c’est quand Lapointe s’assoit à son piano et commence à nous parler que le show commence vraiment. Il va passer la soirée à s’envoyer des fleurs, à nous affirmer que si par le plus grand des hasards on ne l’aime pas, c’est simplement qu’on n’a pas de goût, désolé pour nous. Avec heureusement des gloussements par ci par là ne laissant aucun doute sur le second degré permanent du discours. Le public est conquis et hilare, et Pierre Lapointe fait de lui ce qu’il veut : on prend plaisir à applaudir ses excès d’autopromotion comme à ovationner ses (excellents) musiciens quand il nous dit qu’ils sont quantité négligeable. Ce petit jeu met une ambiance incroyable au concert.
Au-delà de ça, Pierre Lapointe est un vrai poète et artiste. La qualité de son interprétation aussi bien que celle des arrangements musicaux (quelques accordéons et violons mêlés à des manipulations électroniques m’ont fait fondre) portent des textes d’une grande beauté. J’ai vraiment découvert là ses chansons calmes, alors que je m’étais plutôt arrêté sur les rythmées à l’écoute des albums. Et les rappels, une charmante reprise de Françoise Hardy en duo avec Barbara Carlotti (qui ô délicieuse surprise avait assuré la première partie) et un final seul au piano à chanter Les uns contre les autres, ont clôturé ce concert en beauté.

adrienne pauly – chut

Adrienne Pauly à l’Elysée-Montmartre le 10 novembre dernier…
Cette femme est folle ! De cette belle folie d’artiste, la même qui possède Brigitte Fontaine ou Catherine Ringer, cette folie qui dérange notre normalité mais qui sert les poètes. Cette femme est aussi fragile, de cette fragilité d’artiste qui rend instable et génial, celle qui habitait Gainsbourg…
Adrienne PaulyTout est là. Une part de moi a été dérangée à la vue d’Adrienne Pauly descendant un peu maladroitement parmi le public pour chanter, jouant au ventriloque amateur avec une vraie petite fille ou accueillant sur scène un homme en queue-de-pie et masque de loup (mais que venait-il donc faire dans ce concert ?) entre deux chansons. Je suis toujours mal à l’aise devant cette folie un peu ridicule.
Et malgré tout, j’ai été charmé par la beauté d’Adrienne Pauly quand elle chante, sa voix puissante, les paroles d’écorchée du quotidien. Elle est impressionnante tant on n’a pas la sensation qu’elle fasse le moindre effort pour sortir cette voix (le ton familier, vulgaire – au sens étymologique du terme – avec lequel elle chante y est sans doute pour beaucoup : on a l’impression qu’elle harangue la foule), elle est touchante tant elle est possédée par les histoires qu’elle raconte. Et puis ces quelques regards inquiets jetés en direction des coulisses, tellement dénués d’assurance, tellement pleins de fragilité, que j’ai surpris entre deux des remarques légères qui ponctuaient les chansons, ont achevé de me ravir.
J’espère qu’elle ne changera pas, et que cette poésie brute se retrouvera dans son prochain album…

calvin harris – colours

Calvin HarrisEncore un petit jeune agaçant (oui je suis jaloux !)
23 ans, écossais, Calvin Harris a commencé à faire de la musique dans sa chambre et s’est fait connaître via MySpace (et oui, MySpace sert à quelque chose !)
Après quelques remixes remarqués, un premier album I Created Disco est sorti cet été, qui fait preuve d’une belle efficacité dans son genre. Il paraît en plus que le jeune homme ne se débrouille pas mal du tout en direct derrière des platines, ce qui promet du bon en live !
Comme je le disais précédemment, Calvin Harris a écrit et produit pour le X de Kylie. Il travaille actuellement sur le prochain album de Sophie Ellis-Bextor. Autant dire qu’on n’a pas fini d’en entendre parler.

Vous aurez sans doute reconnu dans ce Colours une pointe de Fade to Grey de l’antique groupe Visage. J’aime !