Archives pour Janvier 2008

radiohead – 15 step

Je continue dans ma série “je me réveille 6 mois après” (voire plus, si on considère le billet précédent…) Anyway !

Radiohead - In RainbowsIn Rainbows. Un album qui a beaucoup fait parler de lui de par sa distribution et la rupture de Radiohead avec sa maison de disque. In Rainbows est surtout un très bon album.
Certaines chansons me font beaucoup penser à OK Computer, ce qui est loin d’être un reproche. L’alternance de mélodies aériennes et de rythmes plus rugueux et rapides est très réussie et le dosage d’électro instillée sur la base rock est parfait.
Le rythme épileptique et les guitares lounge, le léger écho sur la voix de Yorke forment un ensemble qui rend 15 Step particulièrement envoûtante.

william sheller – la sumidagawa

Ma première écoute de Sheller se fit en 1989, ce fut les trompettes luxuriantes d’Excalibur. J’ai acheté l’album Ailleurs immédiatement. Quelle claque ! Quel chef-d’œuvre !
William ShellerIl y a chez ce monsieur quelque chose d’intemporel et une grâce qui me rappelle Barbara.
Bien sûr, certaines chansons sont maintenant surannées, baroques, burlesques même ; certaines orchestrations sont désuètes, pour ne pas dire ringardes. Mais on reconnaît le talent de William Sheller en écoutant les nombreux enregistrements publics qu’il a pu faire. Accompagné dans ces occasions d’un quatuor à cordes ou d’autres formations tirant franchement sur le classique, Sheller se plait à reprendre ses vieilles œuvres, et là, la beauté des chansons et la poésie des textes explosent.
Je suis toujours sous le charme, trouvant même que Sheller se bonifie avec le temps, gagnant en simplicité et en douceur et ayant trouvé depuis cet album Ailleurs l’alchimie parfaite entre musique classique et chanson populaire.
Cette Sumidagawa, pièce flamboyante d’inspiration japonaise en est un bel exemple.

the national – start a war

J’ai du mal à me plonger dans de nouveaux sons depuis le début de l’année, je tourne donc en rond sur mes favoris de 2007.
The NationalJe suis habituellement plus réfractaire aux voix masculines, moins facilement attiré par les chanteurs que par des chanteuses. Mais la découverte de The National et de la voix grave de Matt Berninger a été un vrai bonheur. L’album Boxer, sorti en mai 2007, distille un rock paisible et mélancolique. Mélodieux aussi, où cuivres et cordes se mêlent souvent.
Commencer une guerre. L’accent est prononcé, la diction un peu pâteuse mais le ton juste. Cette voix me fait vibrer. Le rythme lancinant, comme un battement de coeur, donne tout du long l’impression d’aller vers une explosion qui n’arrive jamais, les paroles sont tristement simples, noires. Une rupture, une guerre. J’ai des frissons à chaque fois que j’écoute cette chanson.

Whatever went away I’ll get it over now
I’ll get money I’ll get funny again
Walk away now and you’re gonna start a war

chris garneau – relief

Mierda, je suis en train de passer à côté de Chris Garneau à la fondation Cartier.
Chris Garneau Malgré tous les inconvénients d’un lieu qui n’est pas prévu pour des concerts, la fondation Cartier a l’avantage de permettre de voir des artistes de façon très intimistes, ce qui est toujours un bon point.

Music for Tourists, premier album du bonhomme, fut un de mes coups de cœur de 2007. Le clip banal et étrange de Relief, cet accompagnement de piano et violoncelle (mes deux instruments préférés), et la découverte de sa voix androgyne et hésitante avec ce petit côté agaçant, tout m’a séduit.
L’album est dans la même veine, intime sans être simple, fragile. Beau.

Bon, après renseignement, j’apprends que Garneau sera en concert en février à la Cigale, avec José González en plus. Je suis consolé.