william sheller – la sumidagawa
Ma première écoute de Sheller se fit en 1989, ce fut les trompettes luxuriantes d’Excalibur. J’ai acheté l’album Ailleurs immédiatement. Quelle claque ! Quel chef-d’œuvre !
Il y a chez ce monsieur quelque chose d’intemporel et une grâce qui me rappelle Barbara.
Bien sûr, certaines chansons sont maintenant surannées, baroques, burlesques même ; certaines orchestrations sont désuètes, pour ne pas dire ringardes. Mais on reconnaît le talent de William Sheller en écoutant les nombreux enregistrements publics qu’il a pu faire. Accompagné dans ces occasions d’un quatuor à cordes ou d’autres formations tirant franchement sur le classique, Sheller se plait à reprendre ses vieilles œuvres, et là, la beauté des chansons et la poésie des textes explosent.
Je suis toujours sous le charme, trouvant même que Sheller se bonifie avec le temps, gagnant en simplicité et en douceur et ayant trouvé depuis cet album Ailleurs l’alchimie parfaite entre musique classique et chanson populaire.
Cette Sumidagawa, pièce flamboyante d’inspiration japonaise en est un bel exemple.





