claire diterzi – tableau de chasse
Deux ans après Boucle, premier véritable album solo de Claire Diterzi, l’artiste présente début 2008 Tableau de Chasse, album original et intellectuel constitué de 11 chansons écrites et composées à partir d’œuvres d’art, tableaux, sculptures, ou œuvres plus contemporaines.
Claire Diterzi est une artiste qui n’a jamais su se contenter du seul sens de l’ouïe. En 2002 elle fait la création musicale d’une pièce de théâtre, en 2004 elle interprète sur scène la partition qu’elle a composée au sein du spectacle Iris de Philippe Découflé, en 2005 elle compose la bande originale du film Requiem for Billy the Kid.
Pour ce nouvel album, c’est une invitation du théâtre national de Chaillot à jouer en son sein qui a donné le départ à ce projet : elle décide de donner une dimension visuelle à sa musique.
L’album qui résulte de ce postulat est de grande qualité. Les œuvres d’art choisies par l’artiste ont inspiré des textes d’une grande poésie ou plein d’humour moderne, les compositions ont toutes une couleur unique qui transcrit de façon très juste l’univers des œuvres. Ecouter chacune des chansons en contemplant l’illustration visuelle, comme le titre Tableau de Chasse associé au Verrou de Fragonard, donne une dimension particulière à la musique tout en greffant une histoire parfois inédite à l’œuvre d’art.
Les 22, 23 et 24 février dernier, Chaillot accueillait comme prévu Claire Diterzi, qui dévoilait sur scène cet album et sa dimension visuelle. Trois musiciens, deux choristes, c’est beaucoup plus que le minimalisme dont Diterzi nous avait habitué sur la tournée de Boucle. S’il est au début assez étrange de voir la virtuose de la guitare électrique chanter sans instrument, cela ne dure pas : la chanteuse se saisit après quelques chansons de son fétiche, et de toute façon la qualité des musiciens et des chœurs ne pèche pas.
Par contre la mise en scène et en image de ce que j’attendais être un spectacle plus qu’un concert fut décevante. Un écran diffusant des images erratiques sans grand rapport avec les chansons et deux portraits en cartons des femmes-meubles d’Allen Jones furent les seules mises en image, là où j’attendais des projections des œuvres, voire dans mes rêves les plus fous des reproductions de sculptures.
Seul le jeu de scène, le ballet d’un canapé tournant sur scène et le rythme musical de la chanson Nos Bonnes Sœurs tapée sur une table en bois ont montré quelque originalité.
Dommage qu’un tel disque, réussi et de haute qualité, n’ait au final rencontré “qu’un” concert et non pas un projet scénique de même niveau.






J’aurais bien aimé y aller… la la la lalalala.
Zut, j’aurais dû te prévenir… (patapé) bon enfin là si tu lis tes mails, je crois que tu es au courant des nombreux concerts à venir
Ouai je vais essayer d’être vigilant !! :p