Archives pour Mars 2008

le roi lion – il vit en toi

N’étant pas un habitué de comédies musicales, je trouve assez difficile de faire une critique d’un tel spectacle. Le genre est très particulier, j’en suis peu familier et pas forcément fan. Je tourne autour du pot pour dire que je n’ai pas adoré Le Roi Lion, qui se joue – qui l’ignore avec la promo faite – au théâtre Mogador depuis plusieurs mois déjà. Peut-être est-ce juste une question de feeling et de genre…

Zama Magudulela dans Le Roi LionEsthétiquement, ce spectacle est formidable. Les décors sont soignés et ingénieux, une monstrueuse machinerie devant diriger tout ça. Les costumes sont de toute beauté, mi-marionnettes, mi-personnification animale. Bref, visuellement, c’est de haut niveau.
Mais c’est bien tout.
Je n’ai pas été séduit par l’histoire, parfait copié-collé du dessin animé de Disney et en ayant donc les défaut : des passages niais et trop plein de bons sentiments, une histoire trop simpliste, trop destinée aux enfants. Le plus flagrant aura été, au milieu des personnages soignés et à l’esthétique africaine, une horrible et exaspérante marionnette de Timon, vue 3D du dessin animé ressemblant à tout sauf à une mangouste.
Quant au principal, les chansons et leurs interprètes, sans être médiocres, ils n’ont pas été à la hauteur : des prestations parfois moyennes, des voix pas toujours justes, certaines chansons peu soignées au niveau des paroles. L’exception notable est la Sud-Africaine Zama Magudulela, qui interprète magistralement le singe Rafiki, et dont la voix est magnifique !

jens lekman – the opposite of hallelujah

C’est un chanteur à la tête poupine et vêtu un peu comme un baba cool qui est arrivé sur scène, accompagné quasiment uniquement de musiciennes, renforçant l’impression de voir un gourou des années 70. C’était au Nouveau Casino, le 27 février.
Jens LekmanJens Lekman a mis le feu avec ses deux premières chansons : le pourtant pas très joyeux I’m Leaving You Because I Don’t Love You auquel il enchaîne The Opposite Of Hallelujah. Etonnant qu’un chanteur à l’apparence si calme, à la voix douce de crooner sans age, dégage autant de charisme, de confiance en soi et de magnificence.
Le jeune Suédois est un conteur de génie, ses histoires simples racontées naïvement et sa voix mélancolique posée sur des mélodies guillerettes sont envoutantes. Quelques anecdotes sur sa vie à Kortedala, une très belle introduction à la magnifique chanson A Postcard To Nina et un nombre de rappels tellement important que j’ai fini par arrêter de compter, Jens Lekman aura fait passer le temps de ce concert trop vite.