promise and the monster – sheets

Promise And The MonsterElle est arrivée sur la minuscule scène de l’auditorium du Centre Culturel Suédois comme on arrive en retard à une réunion, discrète, les yeux baissés. Seule. Elle s’est assise, et je l’ai observée quelques instants, le temps qu’elle accorde sa guitare. Un petit chignon retenant des cheveux noirs, une tenue qu’une Amish n’aurait pas reniée, des mains qui tremblent, un visage fermé, peu avenant. J’ai trouvé Billie Lindahl, celle qui se cache sous le nom de Promise And The Monster, incroyablement peu charismatique. Mais connaissant sa musique, j’ai attendu.
J’ai attendu et elle s’est mise à jouer, ses doigts ont dansé sur les cordes de la guitare, les boucles complexes se sont construites comme par magie, et le monde de féerie inquiétante de Promise And The Monster est apparu. Quand elle a commencé à chanter, sa voix simplement accompagnée d’un écho, j’ai oublié la mine peu amène, le manque de charisme, la peur qui lui suintait des pores. Il n’est resté que les chansons.
J’ai bien peur que Billie Lindahl, la jeune femme, ne soit pas très sympathique et affable. Qu’importe, elle est illusionniste : Promise And The Monster n’est pas Billie Lindahl, c’est un envoûtement.

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