tunng – bullets
Une partie du public était venue pour Bon Iver, dont l’énorme buzz actuel sur le net a même pu faire croire à certains qu’il n’était pas la première partie. Les pauvres d’esprit ! (je plaisante Artypop, je plaisante !) L’Iver fut bon (blague pourrie, désolé…), agréable à écouter, mais sans rien d’exceptionnel, je ne suis pas tombé sous le charme.
Moi c’est Tunng que j’étais venu voir (le 27 mai au Trabendo), le sextuor Anglais de Tunng qui a sorti il y a quelques mois son troisième album Good Arrows.
Tunng, c’est du folk expérimental. Pour le folk, il y a trois guitaristes, des mélodies simples, des chansons qui racontent des histoires. Pour l’expérimental, il y a des boites à rythmes et des boites à samples qui entourent les lignes de guitares simples et répétitives de petits bruitages, des bidouilles électro, des crissements d’insectes. Comme me le faisait remarquer David, cette couche électro rend paradoxalement leur musique très organique.
Avec des voix douces, chantant à l’unisson, Tunng raconte souvent des histoires pleines d’étrangeté, de noirceur ou de banale horreur. Comme on raconte des histoires autour du feu, en se faisant plaisir à se faire peur. Les guitares répétitives, les voix graves rehaussées de celle de l’unique femme de la bande, qui s’est amusée à ponctuer de ci de là les mélodies de sons improbables issus de dictées magiques et autres jouets d’enfant, le calme ou la sombre beauté des chansons, Tunng a charmé.






Rha la moquerie… c’est vraiment pas très sympa… en tout cas, moi j’y suis pas allé pour entendre un type derrière son Mac qui envoie des sons de canaris pendant que les trois guitaristes tentent de jouer de la musique
(mais non, je rigole, c’était pas mal Tunnnng)