chris garneau – castle-time
Chris Garneau au théâtre de la Bastille, le 1er juin 2008 : mon plus beau concert de 2008.
Je pèse cette affirmation : j’ai repensé à la bonne quinzaine de concerts auxquels j’ai assisté depuis le début de cette année, et il n’y a guère que Zazie et les Puppini Sisters et Caravan Palace aussi pour rivaliser. J’avais apprécié le charme de la première, l’énergie folle des seconds. Mais Chris Garneau, c’est à part.
Il arrive sur scène d’un pas hésitant, avec l’attitude de quelqu’un s’excusant d’être là. Il transpire la timidité. Il s’assoit au piano, passe les mains sur le clavier, semble découvrir les touches. Il se retourne, jette un regard aux deux violoncellistes qui s’installent, nous les présente dans un français sans accent ou presque : «C’est Anna et Eleanor, mes deux copines de New York.» Et c’est parti.
La salle est minuscule, tout est dans le noir. Chris Garneau commence avec ce sublime Castle-Time. Et je frissonne. Le piano est délicat, les violoncelles doux, la voix androgyne et hésitante, et la mélancolie des chansons de Garneau m’entoure, pour ne me lâcher qu’aux dernières notes de sa superbe reprise de Between The Bars d’Elliott Smith. Entre temps, il m’aura attendri de ses simples « Merci » à la fin de chaque chanson ou régalé de l’amusant, absurde (et inédit) Bedroom Fireflies, Nighttime Lamp Surprise chanté en partie en français.
Mais ce sont les frissons dans cette salle noire, la triste beauté des paroles et la grâce de la musique qui resteront. Le temps s’est arrêté l’espace d’un concert.






Ah mince, j’avais pas vu qu’il passait, je l’aurais bien revu. Je suis fan fan fan (je crois que je l’ai découvert grâce à Toli). Mais bon, c’est quoi ce truc des gays d’aimer Zazie ? Non sérieux, Zazie c’est la Mylène Farmer des homos trentenaires (ok, je sors, non ne me déteste pas !).
Zazie c’est mon quota de musique populaire
Ben désolé, Zazie je l’aime bien, elle est drôle et sympa…