Archives pour Juillet 2008

isaac hayes – theme from shaft

Ce soir à 21h sur Arte, c’est l’occasion de voir ou revoir Shaft, film de 1971 de Gordon Parks, symbole de la Blaxploitation, narrant les aventures du détective privé Noir John Shaft, véritable justicier, macho, fier et sans pitié.
Outre le plaisir du film de genre, c’est aussi l’occasion d’entendre la magnifique musique de Isaac Hayes, véritable hymne soul-funk des seventies. Le mythique thème titre est particulièrement jouissif !

Who’s the black private dick
That’s a sex machine to all the chicks?
Shaft!
You’re damn right

gossip – standing in the way of control

Troisième et dernier jours de Solidays.
La fatigue n’aidant pas, mon programme fut plus léger, mais finalement pas moins épuisant.
Car les anglais de The Ting Tings ont une bonne pêche, la chanteuse Katie White a l’air un poil déjantée, le batteur est doué, l’ensemble donne une indie-pop bien sympa et festive. Ca donne envie de les revoir, probablement à la fin de l’année.
Un aperçu rapide à Foals a suivi, juste le temps de ne pas aimer ces jeunots d’Oxford, pas très originaux, pas très charismatiques, et au public trop chevelu…
Puis le final de ce festival, en la personne de Beth Ditto. J’avais lu que la chanteuse de Gossip était coutumière des tenues extravagantes sur scène, elle a assuré le set en sous-vêtements ! Un Set incroyable tellement la musique de Gossip est péchue, tant le public a été déchaîné, et tant Beth Ditto est charismatique et barje ! L’énergie dégagée par cette femme est phénoménale, et au-delà du rock sauvage jouissif, son message revendicatif fait du bien à entendre.

Standing in the way of control
You live your life
Survive the only way that you know

yael naim – toxic

Second des trois jours de Solidays.
Journée chargée, les concerts se sont succédés à un bon rythme.
La journée a débuté avec Beat Assaillant, union du rappeur Américain Adam Turner et de musiciens français. Sur scène, ce hip hop soul et jazzy, chaudement porté par des cuivres, est particulièrement agréable ; plus à mon avis que les versions album qui ne sont pas vraiment mon genre.
Plus tard, c’est le folk gypsy de DeVotchKa qui m’a emballé. Ensuite, une écoute en marge de Aaron m’a permis de leur trouver pas mal de charisme, mais pas forcément dans le cadre d’un festival en plein air.

Yael NaimLe moment le plus charmant de cette journée aura été le concert de Yael Naim. La timidité de la jeune femme, sa voix de souris, ses chansons calmes et agréables, en français, anglais et hébreu ont bercé et séduit la foule. J’ai trouvé beau de voir Yael Naim touchée et étonnée d’entendre le public reprendre son New Soul et cette délicieuse version de Toxic.
Cette journée marathon s’est terminée avec Caravan Palace dont l’énergie folle a fait sauter tout le monde et reste la même que la précédente fois que je les avais vus.
Pour finir et juste avant de partir, j’ai pu assister quelques minutes à l’impressionnante et géniale installation cubique d’Etienne de Crécy : hypnotique et fabuleux !

cocoon – chupee

Premier des trois jours de Solidays.
J’ai pu assister au concert de l’Australienne francophile Micky Green : sympathique pop.
J’ai entendu quelques chansons des franco-américains Moriarty, dont le folk m’avait moyennement séduit sur leur album Gee Whiz But This Is A Lonesome Town, mais qui a eu l’air très intéressant et ayant beaucoup plus de relief en live. Je pense retourner les voir à l’automne.
J’ai raté Vampire Weekend pour des raisons de programmations, car j’ai choisi d’aller voir les Français de Cocoon.
Cocoon liveCe fut le concert qui a marqué ma première journée de festival, et une bonne surprise. Car loin de ce qu’on pourrait imaginer à écouter leur folk tranquille, le duo n’est pas réservé : agréable sur scène, ils parlent entre chaque chanson, osent des blagues bon enfant et font participer le public. Ils ont réussi le pari de tenir un public de festival avec des chansons calmes. Un très bon contact qui m’a poussé à prendre des places pour les voir le 25 octobre prochain à la Cigale, ce qui sera l’occasion de les voir entourés de musiciens, et d’en reparler plus longuement.