Archives pour Août 2008

death cab for cutie – long division

Le groupe de rock américain Death Cab For Cutie a sorti au printemps dernier Narrow Stairs, leur cinquième album. Dans le cadre de la tournée de promo de ce nouvel album, ils sont passés à Paris début juillet. Retour très tardif sur ce concert.

Death Cab For CutieJ’aime assez la musique de Death Cab For Cutie, dont le style me fait parfois penser à R.E.M., un rock tranquille qui plait à mon oreille assez peu sensible à ce genre musical. Le leader Ben Gibbard est à l’origine de textes poétiques, et j’adore sa voix.
Le dernier opus, Narrow Stairs, est agréable même s’il n’est pas très original. Là où les précédents albums recélaient de véritables perles (Transatlanticism sur l’album éponyme, Soul Meets Body sur Plans) ici seules quelques chansons se démarquent un peu : I Will Possess Your Heart dont l’introduction de près de 4 minutes est impressionnante, ou ce Long Division au rythme tachicardique. Mais l’ensemble reste assez convenu et proche de ce que le groupe a déjà fait.
En concert, ne connaissant pas plus que superficiellement les anciens albums du groupe, j’ai eu une forte impression de manque de relief, d’écouter un peu toujours la même chanson. Le groupe, en particulier Gibbard, ne m’a pas séduit, malgré cette voix que j’aime beaucoup. Bref, je n’ai pas accroché. Pourtant, le public a été réceptif et a paru satisfait du set, mais je regrette toujours les concerts qui me semblent “réservés aux fans”.

A noter que pour la première partie, le duo belge de Styrofoam était plein d’énergie et très agréable : je les ai préféré à la tête d’affiche. Dommage.

tori amos – apollo’s frock

Tori Amos en live, pour une unique scène en 2008, qui plus est à Dranouter, près de Lille, donc pas à l’autre bout du monde : je ne pouvais bien sûr pas résister.

Tori Amos - DranouterLa dernière tournée de Tori Amos, l’année dernière, avait été loin de me satisfaire. Je plaçais donc beaucoup d’espoirs dans ce concert, espérant retrouver une Tori en forme et un public réceptif. Le set ne fut pas long, une heure et quart (festival oblige) mais fut à la hauteur de mes espérances.
Tori est apparue épanouie et en forme, volubile (compte tenu de ses habitudes peu disertes), nous répétant plusieurs fois combien elle était heureuse d’être là et que la scène lui avait manqué.
La setlist fut équilibrée, les albums étant presque tous représentés, plutôt rythmée, avec une jolie impro sur Body and Soul et quelques délicieuses surprises qu’on entend trop rarement : Suede, Barons of Suburbia et ce magnifique Apollo’s Frock qui a particulièrement fait mon bonheur. Le tout a mis une excellente ambiance et a parfois véritablement déchaîné le public (il faut dire que les fans étaient nombreux).
Cette occasion de retrouver LA Tori que j’aime a illuminé mon été !

[photo : Filip Lanszweert]