Repérée dans la série Gossip Girl, saison 1 épisode 10, scène du bal des débutantes, la jouissive chanson Secret des deux soeurs Pierce, Catherine et Allison.
Les deux Américaines ont sorti leur premier album en 2000 dans l’anonymat, le second en 2005, sans beaucoup plus de succès. C’est en 2007 que le succès explose avec la parution de leur troisième opus Thirteen Tales of Love and Revenge, petit bijou de chansons aigre-douces. Avec cet album, The Pierces offrent une musique folk moderne, tirant sur une pop soignée, deux voix glamour qui se mèlent, se soutiennent l’une l’autre dans des chœurs suaves, et surtout des textes doux-amers et délicieusement cruels. Pour ne rien gâter, les clips accompagnant les excellents titres Boring et ce Sticks & Stones sont magnifiques !
Les demoiselles sont ce soir à la Flèche d’Or : une bonne occasion de les découvrir en live !
Sticks and stones will break your bones
And leave you lying in the mud
But you’ll be scared when we’re alone
Like I might suck your blood
J’aime les festivals, ils permettent de découvrir des artistes dont on n’a parfois jamais entendu parler. Le problème, c’est qu’il y a le revers de la médaille : on y est parfois obligé de subir des groupes qu’on n’aurait jamais eu idée d’aller voir. Ce fut le cas vendredi 14 novembre. Le festival des Inrocks proposait les Black Kids (le gâteau) et les Ting Tings (la cerise) dans une même salle. Malheureusement, ils n’étaient pas seuls.
La soirée a commencé avec Gablé, trio français dont le folk ne m’a pas séduit malgré une originalité évidente (un chanteur à l’air franchement pas net, une mignonne claviériste jouant à la squaw et un “musicien” jouant de la cagette ou de la perceuse…)
Ont succédé les Amazing Baby, New Yorkais trop portés sur les guitares, dont le son m’a paru être une énième resucée de rock indé. C’est pas ma came.
Malgré un son épouvantable, les Black Kids ont enfin fait démarrer la soirée, mettant le feu dès leur arrivée. Sans être un grand fan de ce genre de musique, j’ai beaucoup aimé l’énergie et la festivité de leur set, et même si je trouve vraiment que la voix du chanteur ressemble trop à celle de Robert Smith, leur tube I’m not gonna teach your boyfriend how to dance with you est définitivement très bon.
L’ambiance est légèrement retombée dans la salle avec l’arrivée de Cajun Dance Party. Personnellement le rock proposé par ces anglais et le chanteur bossu et épileptique m’ont fait l’effet d’une douche froide. Encore une fois, c’est pas ma came…
La soirée a fini en beauté avec donc les tant attendu Ting Tings. Le duo formé par le virtuose de la batterie Jules et la punk Katie a agi de façon magique sur la Cigale. Le public a bougé, sauté, chanté comme un seul homme. Une chanson exceptée, les Anglais nous ont offert l’ensemble de leur album, mettant le public littéralement en transe avec leurs tubes. La vague d’énergie pure est arrivée avec Great DJ pour ne repartir qu’avec That’s Not My Name, ultime chanson de ce concert. Et l’un des moments les plus jouissifs de cette soirée aura été de voir Katie White taper sur sa grosse caisse à grands coups de maillet pendant Shut up and let me go !
Bref retour sur le concert de Cocoon le 25 octobre à la Cigale. Comme lorsque je les avais vus à Solidays, le duo est apparu gentil, ouvert et accessible, introduisant chaque chanson par une blague potache, et affichant une belle complicité.
Sur scène, les Clermontois ont retranscrit parfaitement l’univers folk calme et mélancolique de l’album : des textes oniriques, une musique douce et soignée, la voix un peu étrange de Mark Daumail, les chœurs délicats de Morgane Imbeaud, quatre Polaroïds géants illustrant chaque chanson. A tout cela se sont ajoutés le plaisir d’entendre quelques inédits et le relief apporté par deux musiciens, un bassiste et un batteur, désormais associés, semble-t-il, au groupe.
Ce concert restera un très beau moment, plein de grâce et de douceur. Comme dans un cocon, oui…
Il y a un an, personne ou presque n’avait entendu parler de Caravan Palace. Aujourd’hui, ils enchaînent les concerts complets, on parle d’eux un peu partout, ce titre Stars Scat a même été choisi pour la dernière campagne de publicité d’Adidas !
A l’occasion de la sortie de son premier album, le groupe a investi pendant une semaine de la fin du mois d’octobre le Café de la Danse, par ailleurs producteur dudit album. Le sextuor a attiré les foules, et les a fait danser avec bonheur dans une ambiance détonante !
Caravan Palace a tiré le gros lot avec leur électro-swing, mélangeant allègrement le jazz manouche, avec un violon digne de Grappelli et une guitare de Reinhartd, à des scratchs de DJ, associant des rythmes électro à du scat ou encore des sonorités klezmer d’une clarinette. Loin d’être fouillis, ce melting pot musical donne un ensemble cohérent, harmonieux et incroyablement festif. Ne passez pas à côté d’eux !