Archives pour Janvier 2009

jeremy warmsley – 5 verses

Jeremy WarmsleyC’est en 2006 que Jeremy Warmsley sort The Art Of Fiction, petit bijou de folktronica, plein d’expérimentations, d’inventions sonores. L’ambiance est festive, le plaisir de chanter transpire de la voix du jeune franco-anglais. Même si cette voix n’est pas toujours très assurée, même si parfois l’ensemble part un peu dans tous les sens, c’est un vrai plaisir d’écouter des chansons comme Dirty Blue Jeans ou ce 5 Verses.
Fin 2008, Jeremy Warmsley sort son deuxième album, How We Became. La voix forte est toujours là, l’audace aussi mais dans une moindre mesure. Il se fait plaisir avec une reprise du Temptation de New Order. Il chante en duo avec une amie la jolie Boat Song et offre encore de très beaux morceaux flirtant avec l’électro comme sur If He Breaks Your Heart. L’ensemble est beaucoup plus rock et un peu trop plein de percussions, ce que j’apprécie moins mais il est très construit et homogène. Un bel album. Le seul regret est d’avoir perdu la spontanéité du premier.
Le jeune homme est en tout cas à suivre, car plein de promesses et de talent.

gregory & the hawk – oats we saw

Encore un drôle de nom qu’on croirait associé à un groupe alors qu’il ne cache qu’une jeune femme. Meredith Godreau est New Yorkaise, de Brooklyn pour être précis, quartier qui semble être un véritable vivier de jeunes artistes folk.
Gregory And The Hawk
Après un ou deux EP sortis artisanalement, Gregory & The Hawk a sorti en 2007 un premier album In Your Dream, puis un second fin 2008, Moenie and Kitchi, un poil plus pop que le précédent, signé sur le très bon label FatCat.
La voix de petite fille de Meredith Godreau, les mélodies d’apparence simple, les textes parfois noirs et une ambiance très mélancolique composent, même si l’ensemble n’est pas très original, des chansons délicates et séduisantes. C’est doux et frais, parfait pour l’hiver !

barbara carlotti – l’idéal

Barbara CarlottiSur scène comme à travers ses deux albums, Barbara Carlotti a grandi.
Je l’avais vue en concert après la sortie de Les Lys Brisés, son premier album, joyau à la musique délicate et aux paroles qui sont des poèmes ciselés. Sur scène, la jeune femme avait été tout aussi délicieuse que ses chansons, mais m’avait laissé l’impression d’un manque d’assurance, d’une fraîcheur charmante mais un peu trop verte.

Après un intermède en groupe, accompagnée de JP Nataf, Bertrand Belin et Armelle Pioline dans la pièce musicale Imbécile, Barbara Carlotti a présenté début 2008 son second album L’Idéal. L’écriture minutieuse est toujours là, les mots toujours admirablement portés par la voix nonchalante, raffinée et au phrasé si particulier. Mais la musique a pris de l’ampleur, une vraie dimension pop, façon british sixties. Après s’être languie sur son premier album, Barbara Carlotti s’amuse avec assurance.
En concert au théâtre Mouffetard il y a un mois, cela a crevé les yeux. La demoiselle n’a pas perdu toute timidité, et ses apartés ont parfois eu l’absurdité que confère le trac. Mais elle a trouvé sa place sur scène, avec ses musiciens, elle porte ses chansons avec aisance, entame avec un comparse une véritable chorégraphie sur Vous Dansiez et singe une danse indienne délirante sur Pour la Nature. Et pour finir, accompagnée de ses musiciens qui la suivent en file indienne, c’est à travers la salle et “unplugged” qu’elle entonne Bête Farouche. Barbara Carlotti a grandi, et ses chansons en rayonnent.