lonely drifter karen – giselle
Les festivals, je l’ai déjà dit plusieurs fois, ont cela de bien qu’ils permettent bien souvent de bonnes surprises. Lors de la troisième soirée des Nuits de l’Alligator, je connaissais les trois artistes qui passaient, au moins un minimum, mais y allant beaucoup pour Emily Jane White, un peu pour Mariee Sioux et très peu pour Lonely Drifter Karen, ce fut l’outsider ma préférée.
De Lonely Drifter Karen, je ne connaissais quasiment que Casablanca, sublime chanson au piano, toute de mélancolie. J’ai découvert un trio improbable, chanteuse guitariste Autrichienne, batteur Italien et pianiste Espagnol, avec un vrai univers, déjanté et drôle parfois (quelques lancers de baguettes, et cette adorable chanson Giselle, à la guitare sur laquelle les deux musiciens viennent frotter et battre la mesure), une folk pop chaleureuse et délicieusement vive. Le groupe est délicieusement charismatique et sympathique, j’ai adoré.
Puis vint Mariee Sioux. Je connais la demoiselle de par Alela Diane, dont j’adore le folk. Je m’attendais à peu près à la même chose. La jeune femme est apparue (trop) timide, sa voix un peu trop aigüe à mon goût et son folk peut-être trop “roots”. Même l’arrivée après deux ou trois titres de son amie Ashley Taylor pour agrémenter la musique très sobre de jolis chœurs n’a pas suffi à me faire pleinement apprécier la musique de la jeune Californienne. La robe d’Ashley Taylor, probablement empruntée à sa grand-mère, me restera plus en mémoire que la musique de Mariee Sioux, c’est amusant mais c’est dommage…
La soirée s’est achevée avec Emily Jane White. J’adore l’ambiance froide et endeuillée de leur album, des titres comme Dark Undercoat ou The Demon ont une vraie atmosphère due au dépouillement des arrangements.
Sur scène, la chanteuse est arrivée accompagnée d’une violoncelliste, d’un batteur et d’un guitariste, ensemble qui s’est révélé plein de maîtrise et de technique, mais peu chaleureux, trop renfermé. Les chansons ont été réorchestrées pour prendre en compte ces instruments, la guitare électrique en particulier que j’ai trouvée trop forte, trop envahissante. Au final, l’esprit de l’album a été quelque peu dénaturé. Et puis, après près de trois heures debout dans la salle de la Maroquinerie pleine à craquer, le handicap de la fatigue physique a été le petit plus qui fait que je ne garderai pas un souvenir très enthousiaste de Emily Jane White.






le Lonely Drifter Karen est un album magnifique… une des grandes découvertes de 2008 pour moi !
Oui je rattrape mon retard depuis ce concert et j’écoute l’album qui est effectivement très bon !
Ah tiens tu y étais toi aussi
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