patrick wolf – theseus
Je ne sais trop que penser de The Bachelor, le nouvel album de Patrick Wolf. Il y a du bon, du très beau dans cet album, mais il manque de simplicité et d’unité.
Je ne suis pas un fan de la première heure du jeune homme, loin de là : je l’ai découvert avec son précédent et troisième album The Magic Position. J’avais adoré cet album, baroque, délirant et glam.
The Bachelor a perdu le côté bien produit, l’encadrement qu’on pouvait percevoir dans The Magic Position. Je sais que les fans des débuts du jeune Anglais reprochaient justement cet aspect propre ; je trouve pour ma part que ça facilitait l’écoute et donnait une belle cohérence à l’album. Ici Wolf redevient un chien fou, foisonnant et indiscipliné : les titres sont tour à tour emphatiques (Hard Times, Damaris, Oblivion), plus ou moins électro (Vulture, Count of casualty), flirtant avec la musique traditionnelle irlandaise (The Bachelor, Thickets…) ou plus simples (The Sun is Often Out, ce magnifique Theseus…). Le rugueux de cet album est loin d’être inintéressant, mais le manque d’harmonie finit par lasser et l’affectation et la grandiloquence générale écœurent.
The Bachelor est au final un album qui n’est pas facile d’accès. Je préférais le glam-pop plus facile du précédent, d’autres retrouveront avec plaisir ici le Patrick Wolf des débuts, question de gout. Reste que Patrick Wolf est un artiste entier, qui ose, et pour cela, malgré ses défauts, il ne doit pas être ignoré.






