owen pallett – better than worse

En janvier dernier, j’assistais pour la première fois à un concert d’Owen Pallett. C’était à Londres, dans la grande et belle Union Chapel, le public était nombreux. Deux mois plus tard, je suis retourné voir le Canadien, à Lille cette fois, dans la petite salle de l’Aéronef. Le concert fut intimiste. Là où Londres avait été une expérience solennelle, de par le lieu et du fait que je voyais Pallett pour la première fois, ce second concert fut plus simple mais plus beau et plus riche en émotions.

Owen Pallett à l'AéronefIl est impressionnant de voir Owen Pallett jouer de trois instruments simultanément avec une maîtrise parfaite : son violon, sa voix et la loop pedal ; ses pieds jonglent avec les boucles tandis qu’il joue et chante, imperturbable. Toute la complexité et la beauté de sa musique prend corps et sens devant nos yeux quand on le voit construire peu à peu ses morceaux.
C’est pour moi un plaisir indescriptible, véritablement jouissif, d’assister à la création d’une chanson, boucle après boucle, comme un puzzle. J’avais pris autant de plaisir à voir Kaki King faire de même avec une guitare l’année dernière. Ce genre d’expérience en live est incomparable.
L’accompagnement de Thomas Gill à la guitare et aux percussions, avec son style nonchalant et barré, et les quelques interludes chaleureux d’Owen Pallett ont achevé de rendre ce concert parfait.

Une petite lettre jetée par un fan et qui a manqué l’œil d’Owen de quelques centimètres a failli nous priver de rappel, le chanteur ayant apparemment un fort tempérament. Heureusement, il est revenu sur scène quelques minutes après, pour nous offrir une fin de toute beauté : Cliquot, la sublime complainte que Pallett chante sur le second album de Beirut, et la magnifique chanson Better Than Worse.

[photo : megathud]

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