Archives pour Janvier 2011

ane brun – true colors

Ane Brun, le 28 septembre 2010 au Café de la Danse.

Quelle classe ! Quelle aura a Ane Brun ! Elle arrive sur la scène du Café de la Danse comme chez elle. Elle est un peu chez elle c’est vrai, elle qui y passe une fois par an. Mais il y a aussi ce petit quelque chose dans son attitude qui me fait penser quand je la vois arriver : attention, Ane Brun va jouer, va chanter, va nous faire une démonstration magistrale de Musique. Une grande dame.

Le concert donné fin 2009 était touchant, émouvant, plein de grâce. Ce set fut plus punchy que le précédent, la musique moins solennelle, un batteur donnant un côté pop absent la fois précédente. L’ensemble a ainsi gagné une joie à laquelle je ne m’attendais pas, sans rien perdre en délicatesse et beauté.
Les gestes amples des bras qui ont appuyé ses paroles quand elle a chanté m’ont fait retenir ma respiration. Le petit déhanché qu’elle a quand elle a joué de la guitare m’a donné des frissons.
Et au moment de se quitter, sa reprise de True Colors m’a laissé flotter sur un nuage.

hold your horses! – 70 million

Festival Silhouettes, le 2 septembre 2010 aux parc des Buttes Chaumont.

Ca sent la fin d’été sur la pelouse des Buttes Chaumont. L’ambiance plus que le temps reste estivale.
Hold Your Horses!Assis dans l’herbe, on peut observer la troupe des Hold Your Horses! s’installer, pas moins de six musiciens. Ils sont jeunes, ils sont souriants, il est évident qu’ils sont contents d’être là et tout au long de ce petit concert ils nous feront partager leur plaisir et leur bonne humeur, même si peu de monde s’est levé pour danser à leur invitation.
Charles, le guitariste à la voix rauque et Florence, la batteuse au ton énergique prennent tour à tour la direction de titres folk et énergiques qui se succèdent dans une joyeuse ambiance. La trompette exubérante, les échanges de regards complices et le sourire ravageur du bassiste ont fait fondre mon cœur !
Ils sont en concert le 24 février à la Flèche d’Or. J’y serai, bien sûr.

au revoir simone – sad song

Au Revoir Simone, le 22 août 2010 au Nouveau Casino.

C’est Karaocake, joli trio français, qui ouvre ce concert avec une belle unité musicale, les synthé et la voix éthérée de la chanteuse rappelant assez les New Yorkaises qui vont suivre. C’est calme, agréable, sobre.

Puis c’est le trio. Trois filles, trois couleurs de cheveux, trois micros, un peu plus de claviers, beaucoup plus de fils électriques courant dans tous les sens. Aux novices, la scène pourrait sembler un peu trop austère, la musique trop mécanique. Mais toute critique s’efface devant une candeur, un humour complice et une joie qu’on ne peut qu’aimer.
Côté prestation, les Au Revoir Simone se bonifient avec le temps, les débuts de chansons brouillons ont disparu, sans pour autant voir diminuer la bonne humeur et l’impression “concert entre amis” qui m’ont toujours plu. Côté musique, pas grand-chose de neuf sous le soleil, leur dernière parution étant l’album de remix Night Light. Seule nouveauté, une gentille reprise de Boys Of Summer de Don Henley pour clôturer un concert sans vague, mais qui laisse un sourire sur les lèvres.

jens lekman – the end of the world is bigger than love

Jens Lekman, le 4 août 2010 au Nouveau Casino.

En 2008, quand j’ai découvert Jens Lekman sur cette même scène du Nouveau Casino, il m’avait fait penser à un gourou des années 70. L’impression est toujours là. Je pourrais redire de ce concert de 2010 exactement ce que j’ai dit de son précédent.
Le Suédois a un charisme incroyable, il semble tellement confiant, tellement à sa place au milieu de ses musiciennes. Et il décrit ses troubles personnels, ses désillusions et ses malheurs sentimentaux avec tant de douceur et d’humour, qu’on sourit et qu’on bouge avec plaisir en l’écoutant parler d’une rupture douloureuse.

Maybe music is bigger than love.

tori amos – curtain call

Tori Amos, le 19 juillet 2010 à l’Olympia.

C’était tout simplement l’occasion de retrouver Tori seule avec son piano sur une scène, comme cela n’était pas arrivé depuis plusieurs années.
La pianiste est toujours très sensible aux ambiances, à l’énergie du lieu dans lequel elle se produit, au point d’influencer l’humeur et la qualité de certains concerts. A l’Olympia, l’évocation d’Edith Piaf et de Jeff Buckley a rendu Tori affable et pleine d’une douce énergie. Ainsi fut donc le concert.
J’aurais aimé plus de reliefs, certains moments ayant été trop mous. Mais l’ensemble fut charmant. Et je n’aime jamais tant Tori qu’en live ces dernières années, car elle s’y entoure de vieilles chansons plus que de ses derniers titres à la qualité discutable.