Archives pour Février 2011

the national – vanderlyle crybaby geeks

The National, le 23 novembre 2010 à l’Olympia.

Très beau concert ! Grand groupe ! La voix de Matt Berninger fut envoutante, les orchestrations magnifiques (la présence de cuivres sur une scène : c’est toujours un succès !), le groupe a été chaleureux sur scène, a échangé des blagues, parlé en anglais et en français. Le set fut impeccable, varié, riche, soigné. Et le final acoustique, sans micro, de Vanderlylle Crybaby Greeks dont les refrains étaient murmurés par le public a été un moment magnifique.

Mais… mais ! Mais je maudis sur douze générations le couple d’Italiens suant l’alcool par tous les pores qui a gueulé entre et pendant toutes les chansons et qui a probablement gâché la soirée des cinquante personnes les plus proches d’eux autant qu’il a gâché la mienne. Qu’ils soient écorchés vifs et dévorés vivants par des bébés loutres !

vampire weekend – a-punk

Vampire Weekend, le 17 novembre 2010 au Zénith.

Rien de très particulier à dire sur ce concert, juste un excellent moment entre amis !
Je ne suis plus habitué aux concerts dans les grandes salles, la distance émousse l’émotion. Mais les New Yorkais de Vampire Weekend ont de l’énergie à revendre et leur musique est festive.
Je retiendrai simplement les pas de danse hallucinants et hilarants du bassiste Chris Baio : je n’ai pas pu détacher mes yeux de lui pendant la moitié du concert !

agnes obel – riverside

Pias Nites avec Daan, An Pierlé et Agnes Obel, le 28 octobre 2010 à la Flèche d’Or.

Le premier artiste à s’élancer sur scène est Daan, qui n’est pas un petit jeunot : ancien membre de Dead Man Ray, le belge Daan Stuyven a quatre albums solos à son actif. L’homme exhale un charme désuet, sa voix est grave, son air viril et ses chansons sentent la route, la clope et les soirées pluvieuses. Joli moment.

Suit An Pierlé, uniquement accompagnée ce soir-là par son guitariste de mari Koen. Comme toujours la petite Belge est adorable et drôle. Le nouvel album Hinterland ne m’a pas fait grande impression, mais les chansons s’adaptent très bien au duo piano-guitare et mettent parfaitement en valeur la voix puissante d’An. Il en résulte un set beau et sympathique, et l’agréable impression de retrouver une vieille copine perdue de vue depuis un moment.

C’est Agnes Obel qui conclut cette soirée. Accompagnée de sa violoncelliste Anna Müller, la jeune Danoise déroule ses chansons jusque tard dans la nuit, assise derrière son piano, l’air timide, ses cheveux blonds un peu décoiffés, avec une tranquillité, un calme, une beauté formidable. Pureté est le mot qui restera de cette fin de soirée.

[photo : Frank Eidel]