Archives pour Mars 2011

an pierlé & white velvet – wakey wakey

An Pierlé & White Velvet, le 8 décembre 2010 au théâtre de l’Alhambra.

An Pierlé & White VelvetOu comment un formidable concert peut faire apprécier un album pas mal.
An Pierlé a sorti fin octobre 2010 avec son groupe White Velvet Hinterland, quatrième album studio. Réalisé au domicile de An Pierlé et Koen Gisen, en grande partie pendant la grossesse de la chanteuse belge, l’album a été de l’aveu du couple fait vite, d’où un côté plus brut que le précédent ; la guitare électrique de Koen est très présente et donne un côté planant et bluesy à l’ensemble, qui me fait penser à une bande originale de road movie mélancolique. Mais je ne retrouve pas les écorchures, la folie et la beauté étrange des deux premiers albums d’An Pierlé.

Pourtant, quand l’occasion de voir les Belges sur scène se présente, je n’hésite jamais. L’alchimie du groupe est parfaite : les sourires et les coups d’œil autant que les arrangements parfaits l’ont montré encore une fois ce soir enneigé de décembre. L’ambiance rock et énergique sur scène a magnifié les nouvelles chansons. An a encore fait preuve d’une vitalité et d’une vigueur vocale hors pair, et a su parfaitement doser sa folie sur les vieux titres comme Helium Sunset ou Sing Song Sally. Bref, un excellent concert plein de chaleur, d’énergie et de plaisir.

imogen heap – canvas

Imogen Heap, le 25 novembre 2010 au Divan du Monde.

Ce que je connaissais d’Imogen Heap sur scène, c’est via quelques vidéos glanées sur le net : c’était une jeune femme bidouillant seule sur un ou deux synthés, avec un rendu parfois pas très heureux ou trop froid, alors que sa musique est riche.
Ce que j’ai vu lors de sa venue à Paris… c’est l’un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté en 2010 !

Elle est fantastique ! Chaleureuse, très bavarde, elle a discuté longuement entre chaque chanson, expliquant la genèse de certains titres, racontant des anecdotes rigolotes.
Elle était accompagnée de cinq musiciens, installés autour d’un arbre de bois placé au centre de la scène, les lumières étaient douces et belles, le set a duré deux heures, les orchestrations étaient fabuleuses, elle a bidouillé plein d’instruments électroniques bizarres, elle a fait de la musique avec un tube en plastique, avec des verres à pied, un moulin à musique… Deux petits micros collés à ses poignets la faisaient littéralement jongler avec les sons.
Bref, un concert formidable ! Si vous avez l’occasion de la voir (c’est très rare en France malheureusement mais elle a dit qu’elle reviendrai bientôt) courrez-y !

[photo : Hedia]