Archives pour Avril 2011

owen pallett – song song song (live au café de la danse)

Le Café de la Danse, 22 février 2011.

Première première partie, les Français de Karaocake, que j’avais déjà vus avant Au Revoir Simone, et que j’avais trouvé trop proches musicalement des Brooklynoises pour vraiment les apprécier. La chanteuse gagnerait à se décoincer un peu, mais Karaocake a du bon et mérite d’être suivi.

Seconde première partie, Buke And Gāss, duo de guitares, chanteuse à la voix un peu nasillarde, à long terme c’est un peu fatigant mais les changements multiples de rythme au sein des chansons et les riffs de guitare électriques qui m’ont beaucoup fait penser à Led Zeppelin m’ont plu !

Owen PallettOwen Pallett enfin, arrive tard sur scène. Casquette parisienne vissée sur la tête, débardeur, le Canadien est en forme, de bonne humeur, souriant et sautillant tout au long de son set.
J’avais peur, l’ayant vu pas mal de fois l’année dernière, de me lasser, mais la sortie à l’automne dernier de son EP A Swedish Love Story aux 4 titres plus électro que l’album Heartland, a déteint sur les prestations live de Pallett : tout est plus punchy, plus rythmé et plus électro.
Quant à la prouesse technique d’Owen Pallett au violon, elle est chaque fois plus époustouflante ! Son final sur ce Song Song Song épileptique et déchaîné m’a laissé sans voix ! Encore une fois Owen Pallett a été parfait !

[photo : Ariane Gruet-Pelchat, les Inrocks]

sam amidon – relief

Sam Amidon, le 16 décembre 2010 à l’Espace B.

Premier groupe de la soirée : les Français Pokett, qui font un bon rock mais rien d’exceptionnel, et c’est pas mon truc… Passons.

Je suis là pour Sam Amidon, découvert en première partie de Owen Pallett à Londres début 2010. Chien fou, dégingandé, l’œil noir, la voix rauque, il alterne guitare sèche et banjo, et raconte ses histoires de folk. C’est beau, c’est calme sauf quand l’envie de crier lui prend. Il a l’air à l’aise en conteur, devant une cinquantaine de personnes, pas plus, assises par terre ou debout, calmes.
Il commence par I See The Sign, chanson titre de son deuxième album, et toute la puissance de sa voix est démontrée. Il poursuit par How come that blood au banjo, et la rocaille au fond de sa gorge se fait entendre, je suis bercé par l’histoire et les notes répétées en boucle. Le country folk du jeune homme séduit et fait chanter le public tout doucement, tendrement, sur Way Go Lily.
Pour finir, Sam Amidon nous offre sa magnifique reprise de R. Kelly Relief, faisant encore chanter le refrain au public, et c’est un beau moment de communion, de plaisir et de bonheur.

janelle monáe – wondaland

Janelle Monáe, le 9 décembre 2010 à la Cigale.

C’est Saul Williams qui a offert son nom plutôt prestigieux à la première partie, mais je ne suis pas du tout intéressé par son slam. Ce fut simplement une nouvelle occasion de constater que Janelle Monáe sait s’entourer de grands artistes.

Janelle MonáeLe son fut très médiocre. Il y eu quelques ratés au début du concert, lorsque la vidéo d’ouverture démarra en mode muet. L’activité scénique de Janelle et surtout de ses danseuses (si je puis appeler ainsi deux filles déguisées en none et en femme voilée style Afghane qui dansent et qui dansent moins bien que moi, c’est pas peu dire) fut pour le moins étrange et peu maîtrisée : mention spéciale pour Janelle qui nous a pondu en direct une toile de peinture niveau maternelle pendant une chanson.
Bref, du bon gros n’importe quoi à ce niveau.
Mais Janelle quoi ! Sa voix magique, son adorable look années 30, sa délirante banane afro, qui n’aura pas résisté à la soirée, son impressionnant mélange de genres musicaux !
Les chansons se sont enchainées à un rythme fou, on s’est pris de plein fouet l’énergie incroyable de ce petit bout de femme. Juste le temps de souffler pendant sa reprise sobre et classieuse du Smile de Chaplin, et la machine repartit de plus belle, s’emballant dans un délire mêlant r’n’b et soul, le tout dans une attitude très punk. Ce concert fut un défouloir joussif !