Archives pour Juin 2011

i blame coco – playwright fate

Théâtre de l’Alhambra, le 1er avril 2011.

I Blame CocoImpressionnant petit bout de fille que cette Coco Sumner, toute en tension nerveuse, l’air renfrogné, et qui n’aura de cesse d’exhorter le public à grands renforts de gestes du bras : elle est là pour faire bouger la foule, et son énergie est physique, presque douloureuse !
Je me répète mais elle m’a impressionné ! Entourée de ses excellents musiciens, elle ressemble à une collégienne, garçon manqué aux yeux pales et à la mâchoire crispée, à l’air peu avenant, mais elle donne tout, de tout son corps, elle met toute son énergie dans sa voix rocailleuse. Une grande professionnelle et un excellent concert !

Concernant le choix du titre illustrant ce billet, j’adore cette chanson Playwright Fate, mais je l’adore honteusement car ce qui me plait particulièrement c’est cette petite mélodie qui me semble faite au steel drum, genre mauvaise musique calypso illustrant un reportage des années 80 sur les Caraïbes. Ou une pub Oasis oui…

promise and the monster – wither

Festival Les Femmes S’en Mêlent, le 27 mars 2011 au théâtre de la Cité Internationale.

Première artiste de la soirée, Serafina Steer est une harpiste anglaise au look typically british, coiffure et vêtements approximatifs, qu’on s’attendrait plus à croiser dans un pub que sur une scène avec une harpe. Elle a l’air très mal à l’aise, peu sûre d’elle. Certaines chansons semblent inachevées ou alors elle les interrompt subitement, s’excusant presque si les applaudissements n’arrivent pas immédiatement. C’est dommage, elle a du potentiel, mais son attitude stressée, sa prestation brouillon ne m’ont pas plu.
A noter, la présence d’Emmanuelle Parrenin qui l’a accompagnée sur une chanson à l’aide d’un étrange instrument qui aurait pu être beau mais qui ne produisit là qu’une cruelle torture auditive.

Ensuite, et ce pourquoi je suis là, c’est Promise And The Monster qui se produit.
Billie Lindahl arrive habillée comme une écolière, chemisier blanc et jupette noire et, ô surprise, est accompagnée d’une camarade (de classe ?) J’avais oublié à quel point elle est jeune.
J’avais assez cruellement sans doute, la première fois que je l’avais vue sur scène il y a 3 ans, noté le grand manque de charisme et l’attitude renfrognée de la jeune Suédoise. Force est de constater que les années passées ont fait un grand effet sur la jeune femme. Elle a gagné en assurance, elle parle au public, sourit beaucoup. Sa voix a muri aussi, s’est transformée ! Le résultat est surprenant, inattendu, un peu déstabilisant car je n’ai rien pu entendre de Promise And The Monster depuis ces 3 ans mais dès ce moment de surprise passé, très agréable.
Le set est beau, les chansons du premier et unique album sont revisitées, légèrement réarrangées, l’accompagnement de la comparse de Billie se marie fort bien à la voix et au jeu de guitare de celle-ci.
Tout cela est très prometteur pour un second album, qui devrait arriver prochainement. Vivement !