patrick wolf – bluebells
J’ai oublié de parler du passage de Patrick Wolf au Nouveau Casino le 9 octobre dernier…
Pourtant le concert fut bon, très bon !
Une fois passée la surprise de voir dans le public autant de midinettes en furie, hurlant à l’arrivée du jeune Anglais sur scène (c’est pas les Jonas Brothers, on se calme…), j’ai observé Patrick Wolf avec curiosité, lui qu’on dit plutôt instable et inconstant en live, et qui avait parlé d’arrêter la scène après, imbibé d’alcool, s’être battu avec son batteur lors d’un concert en 2007.
La coiffure est improbable, et ne restera pas en place plus de 2 minutes, la tenue extravagante. Wolf entame une première chanson avec une attitude très empruntée et théâtrale qui me gène. Heureusement il se détend très vite et son comportement devient plus naturel. Patrick Wolf s’avère immédiatement charmant sur scène, chaleureux, bavard, s’essayant même à quelques souvenirs de français (il a vécu à Paris).
Mais quand il s’éclipse de scène pendant de longues minutes, je pense que le côté diva apparaît (enfin) et qu’il nous fait attendre pour le plaisir, mais il revient avec une nouvelle tenue, mi toge romaine, mi sari futuriste, pailleté et maquillé : finalement, Patrick Wolf n’est pas une diva arrogante, c’est une stage queen, un vrai performeur !
Il est impressionnant quand il chante (quelle voix !), à l’aise aussi bien au piano qu’au violon, au dulcimer ou à la flying V. Il interprète les meilleurs titres de The Bachelor (Hard Times, Theseus – probablement le plus beau moment du concert – et même Battle prend une tournure explosive et agréable quand toute la salle a chanté en chœur) et les hits de ses précédents albums (Bluebells qui à enflammé la salle dès les premiers sons de fusées, Tristan…), avec en bonus un inédit Wild Live, très (trop ?) disco.
Le concert s’achèvera avec une version survolté de Vulture, et une troisième tenue pour l’occasion, fabuleuse veste hérissée de picots !










