the national – vanderlyle crybaby geeks

The National, le 23 novembre 2010 à l’Olympia.

Très beau concert ! Grand groupe ! La voix de Matt Berninger fut envoutante, les orchestrations magnifiques (la présence de cuivres sur une scène : c’est toujours un succès !), le groupe a été chaleureux sur scène, a échangé des blagues, parlé en anglais et en français. Le set fut impeccable, varié, riche, soigné. Et le final acoustique, sans micro, de Vanderlylle Crybaby Greeks dont les refrains étaient murmurés par le public a été un moment magnifique.

Mais… mais ! Mais je maudis sur douze générations le couple d’Italiens suant l’alcool par tous les pores qui a gueulé entre et pendant toutes les chansons et qui a probablement gâché la soirée des cinquante personnes les plus proches d’eux autant qu’il a gâché la mienne. Qu’ils soient écorchés vifs et dévorés vivants par des bébés loutres !

vampire weekend – a-punk

Vampire Weekend, le 17 novembre 2010 au Zénith.

Rien de très particulier à dire sur ce concert, juste un excellent moment entre amis !
Je ne suis plus habitué aux concerts dans les grandes salles, la distance émousse l’émotion. Mais les New Yorkais de Vampire Weekend ont de l’énergie à revendre et leur musique est festive.
Je retiendrai simplement les pas de danse hallucinants et hilarants du bassiste Chris Baio : je n’ai pas pu détacher mes yeux de lui pendant la moitié du concert !

agnes obel – riverside

Pias Nites avec Daan, An Pierlé et Agnes Obel, le 28 octobre 2010 à la Flèche d’Or.

Le premier artiste à s’élancer sur scène est Daan, qui n’est pas un petit jeunot : ancien membre de Dead Man Ray, le belge Daan Stuyven a quatre albums solos à son actif. L’homme exhale un charme désuet, sa voix est grave, son air viril et ses chansons sentent la route, la clope et les soirées pluvieuses. Joli moment.

Suit An Pierlé, uniquement accompagnée ce soir-là par son guitariste de mari Koen. Comme toujours la petite Belge est adorable et drôle. Le nouvel album Hinterland ne m’a pas fait grande impression, mais les chansons s’adaptent très bien au duo piano-guitare et mettent parfaitement en valeur la voix puissante d’An. Il en résulte un set beau et sympathique, et l’agréable impression de retrouver une vieille copine perdue de vue depuis un moment.

C’est Agnes Obel qui conclut cette soirée. Accompagnée de sa violoncelliste Anna Müller, la jeune Danoise déroule ses chansons jusque tard dans la nuit, assise derrière son piano, l’air timide, ses cheveux blonds un peu décoiffés, avec une tranquillité, un calme, une beauté formidable. Pureté est le mot qui restera de cette fin de soirée.

[photo : Frank Eidel]

ane brun – true colors

Ane Brun, le 28 septembre 2010 au Café de la Danse.

Quelle classe ! Quelle aura a Ane Brun ! Elle arrive sur la scène du Café de la Danse comme chez elle. Elle est un peu chez elle c’est vrai, elle qui y passe une fois par an. Mais il y a aussi ce petit quelque chose dans son attitude qui me fait penser quand je la vois arriver : attention, Ane Brun va jouer, va chanter, va nous faire une démonstration magistrale de Musique. Une grande dame.

Le concert donné fin 2009 était touchant, émouvant, plein de grâce. Ce set fut plus punchy que le précédent, la musique moins solennelle, un batteur donnant un côté pop absent la fois précédente. L’ensemble a ainsi gagné une joie à laquelle je ne m’attendais pas, sans rien perdre en délicatesse et beauté.
Les gestes amples des bras qui ont appuyé ses paroles quand elle a chanté m’ont fait retenir ma respiration. Le petit déhanché qu’elle a quand elle a joué de la guitare m’a donné des frissons.
Et au moment de se quitter, sa reprise de True Colors m’a laissé flotter sur un nuage.

hold your horses! – 70 million

Festival Silhouettes, le 2 septembre 2010 aux parc des Buttes Chaumont.

Ca sent la fin d’été sur la pelouse des Buttes Chaumont. L’ambiance plus que le temps reste estivale.
Hold Your Horses!Assis dans l’herbe, on peut observer la troupe des Hold Your Horses! s’installer, pas moins de six musiciens. Ils sont jeunes, ils sont souriants, il est évident qu’ils sont contents d’être là et tout au long de ce petit concert ils nous feront partager leur plaisir et leur bonne humeur, même si peu de monde s’est levé pour danser à leur invitation.
Charles, le guitariste à la voix rauque et Florence, la batteuse au ton énergique prennent tour à tour la direction de titres folk et énergiques qui se succèdent dans une joyeuse ambiance. La trompette exubérante, les échanges de regards complices et le sourire ravageur du bassiste ont fait fondre mon cœur !
Ils sont en concert le 24 février à la Flèche d’Or. J’y serai, bien sûr.

au revoir simone – sad song

Au Revoir Simone, le 22 août 2010 au Nouveau Casino.

C’est Karaocake, joli trio français, qui ouvre ce concert avec une belle unité musicale, les synthé et la voix éthérée de la chanteuse rappelant assez les New Yorkaises qui vont suivre. C’est calme, agréable, sobre.

Puis c’est le trio. Trois filles, trois couleurs de cheveux, trois micros, un peu plus de claviers, beaucoup plus de fils électriques courant dans tous les sens. Aux novices, la scène pourrait sembler un peu trop austère, la musique trop mécanique. Mais toute critique s’efface devant une candeur, un humour complice et une joie qu’on ne peut qu’aimer.
Côté prestation, les Au Revoir Simone se bonifient avec le temps, les débuts de chansons brouillons ont disparu, sans pour autant voir diminuer la bonne humeur et l’impression “concert entre amis” qui m’ont toujours plu. Côté musique, pas grand-chose de neuf sous le soleil, leur dernière parution étant l’album de remix Night Light. Seule nouveauté, une gentille reprise de Boys Of Summer de Don Henley pour clôturer un concert sans vague, mais qui laisse un sourire sur les lèvres.

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