robert plant & alison krauss – fortune teller
Que se passe-t-il quand sur une scène (celle du Grand Rex mardi 15 mai) se rencontrent l’un des musiciens et producteurs les plus reconnus des Etats-Unis, la plus grande chanteuse de bluegrass et de country de ses dernières années et le plus grand chanteur de rock des années 70 ? Un grand moment de bonheur.
T Bone Burnett, Alison Krauss et Robert Plant. Qu’en dire ? Les trois ont joué et chanté ensemble, les trois nous ont offert plusieurs chansons en solo.
T Bone Burnett a peut-être eu le handicap de souffrir la comparaison avec les deux autres : je n’ai pas du tout aimé sa voix. Néanmoins, il est un excellent guitariste.
Alison Krauss est objectivement une des voix féminines les plus puissantes de sa génération. C’est de plus une violoniste émérite. A petite dose, la country, surtout les vieilles chansons, est loin de me déplaire. Il m’aura donc juste manqué la présence sur scène. Ou la jeune femme n’était pas à son aise, ou elle est d’une grande timidité, ou encore elle avait peur que sa robe se soulève sous l‘effet des ventilateurs. Toujours est-il que son attitude très figée, en contraste total avec sa voix puissante, m’a un peu gênée Et aussi en comparaison avec l’attitude très nonchalante et cool de Robert Plant.
Car c’est bien Robert Plant qui m’a crevé les yeux, ce soir-là. A 60 ans, le monument du rock des années 70 n’a rien perdu de sa voix magnifique. Le bluegrass de l’album Raising Sand lui est aussi à l’aise que le rock et l’attitude chaleureuse, décontractée et modeste qu’il a arborée m’a totalement séduit.
Un énorme plaisir donc, que cette possibilité de voir Plant chanter en live, et l’espoir que les quelques titres de Led Zeppelin qui furent chantés (Black Dog, Black Country Woman et The Battle Of Evermore) lui donneront l’envie de tourner avec l’ancien groupe. On peut rêver…






