owen pallett – song song song (live au café de la danse)

Le Café de la Danse, 22 février 2011.

Première première partie, les Français de Karaocake, que j’avais déjà vus avant Au Revoir Simone, et que j’avais trouvé trop proches musicalement des Brooklynoises pour vraiment les apprécier. La chanteuse gagnerait à se décoincer un peu, mais Karaocake a du bon et mérite d’être suivi.

Seconde première partie, Buke And Gāss, duo de guitares, chanteuse à la voix un peu nasillarde, à long terme c’est un peu fatigant mais les changements multiples de rythme au sein des chansons et les riffs de guitare électriques qui m’ont beaucoup fait penser à Led Zeppelin m’ont plu !

Owen PallettOwen Pallett enfin, arrive tard sur scène. Casquette parisienne vissée sur la tête, débardeur, le Canadien est en forme, de bonne humeur, souriant et sautillant tout au long de son set.
J’avais peur, l’ayant vu pas mal de fois l’année dernière, de me lasser, mais la sortie à l’automne dernier de son EP A Swedish Love Story aux 4 titres plus électro que l’album Heartland, a déteint sur les prestations live de Pallett : tout est plus punchy, plus rythmé et plus électro.
Quant à la prouesse technique d’Owen Pallett au violon, elle est chaque fois plus époustouflante ! Son final sur ce Song Song Song épileptique et déchaîné m’a laissé sans voix ! Encore une fois Owen Pallett a été parfait !

[photo : Ariane Gruet-Pelchat, les Inrocks]

au revoir simone – sad song

Au Revoir Simone, le 22 août 2010 au Nouveau Casino.

C’est Karaocake, joli trio français, qui ouvre ce concert avec une belle unité musicale, les synthé et la voix éthérée de la chanteuse rappelant assez les New Yorkaises qui vont suivre. C’est calme, agréable, sobre.

Puis c’est le trio. Trois filles, trois couleurs de cheveux, trois micros, un peu plus de claviers, beaucoup plus de fils électriques courant dans tous les sens. Aux novices, la scène pourrait sembler un peu trop austère, la musique trop mécanique. Mais toute critique s’efface devant une candeur, un humour complice et une joie qu’on ne peut qu’aimer.
Côté prestation, les Au Revoir Simone se bonifient avec le temps, les débuts de chansons brouillons ont disparu, sans pour autant voir diminuer la bonne humeur et l’impression “concert entre amis” qui m’ont toujours plu. Côté musique, pas grand-chose de neuf sous le soleil, leur dernière parution étant l’album de remix Night Light. Seule nouveauté, une gentille reprise de Boys Of Summer de Don Henley pour clôturer un concert sans vague, mais qui laisse un sourire sur les lèvres.

marina & the diamonds – numb

[Le Divan du Monde, 29 avril 2010]
Le public est pas mal gay, et si par hasard certains sont ressorti déçus par Marina, la vue du bassiste et du claviériste aura consolé tout le monde, miam !
La salle du Divan du monde est petite et mignonne, mais l’atmosphère est celle d’une fournaise humide, difficile à supporter.
La première partie, Andromakers, me fait trop penser à du Au Revoir Simone bas de gamme, les nanas sont agaçantes, et ça dure longtemps.

Marina and the DiamondsAprès une éternité, voilà enfin Marina. C’est une bombe, ses chansons sont de l’excellente pop, les musiciens sont bons. J’ai ce qui me manquait au festival des Inrocks, un socle musical à la hauteur de la voix et de la pop, bien que le son soit épouvantable, ce qui n’aide pas Marina : la voix est souvent saturée, la jeune Galloise gagnerait à nuancer un peu. Néanmoins les solos au piano sont magnifiques, Numb en particulier m’a donné des frissons. Là, Marina maîtrise sa voix puissance, c’est superbe !
Mais 50 minutes de concert ? Alors qu’elle avait des chansons en réserve ? On va mettre ça sur le compte de la fatigante chaleur pour ne pas se fâcher, on va faire semblant d’oublier cette fin prématurée pour garder un très bon souvenir de ce concert.

[photo : photosonore]

au revoir simone – all or nothing

Les trois jeunes femmes de Brooklyn étaient de passage en France la semaine dernière à l’occasion de la sortie de leur troisième album Still Night, Still Light.
Sans décevoir, cet album laisse l’impression générale d’un manque d’originalité. Les Au Revoir Simone sont toujours adeptes d’un son saturé de synthés et leur trio de voix est toujours aussi agréable. Question ambiance et contrairement aux précédents, Still Night, Still Light possède une belle atmosphère et un son plus calme, sombre, avec des sonorités d’orgues discrètes mais très présentes.
Mais certaines chansons font clairement du remplissage. Knight Of Wand, que j’aime pour son rythme et cet étrange son mouvant, n’a que deux lignes de paroles ou presque. Ne parlons pas de Only You Can Make You Happy, dont le titre résume les paroles… Je veux bien qu’elles concentrent leurs efforts sur la musique, mais c’est quand même regrettable.
L’ensemble reste bon, mais un peu facile. J’espère que le prochain album d’Au Revoir Simone sera plus construit, plus travaillé et original au niveau sonorités et paroles, qu’elles sauront se renouveler. Parce que la fraîcheur seule des trois New Yorkaises ne pourra leur sauver la mise.

Au Revoir SimoneEn live, elles restent charmantes, mignonnes comme tout, avec un vrai look, un vrai univers qu’elles trimballent sur scène avec elles.
Quelques loupés techniques et un son pas très bon n’ont pas gâché le plaisir de les voir et de les entendre. Et cerise sur le gâteau, elles adorent la France, le disent et le répètent, et nous ont même offert en rappel une délicieuse version yaourt française de All Or Nothing « c’est toouut, toouut, toouut, toouut, c’est tout, ou ri-en ! »
Un reproche néanmoins, elles sont très brouillonnes sur leurs débuts de chansons, l’une parlant quand l’autre a déjà commencé à jouer, et que la troisième fait des essais de sonorités sur son synthé. Ca fait sourire parce que ce côté bordélique fait penser à trois ados qui font de la musique dans leur chambre, et on a comme l’impression d’être privilégié d’assister à leur set. Mais ça entame un peu le professionnalisme.

Bref, je me relis et me trouve très critique. J’adore Au Revoir Simone, vraiment. Leur charme est toujours présent, leur musique est originale, complexe, trendy et certains titres sont juste magnifiques (Sad Song, Through The Backyards…). Mais je les aime donc j’attends beaucoup. Souhaitons donc qu’elles évoluent et innovent, pour qu’on ne finisse pas par leur dire au revoir… (eh oui moi aussi je sombre dans la facilité en finissant sur ce jeu de mot discutable.)

[photo : Oliver Peel]

au revoir simone – dark halls

Au Revoir SimoneCharmantes. Elles sont décidément charmantes.
Encore une Soirée Nomade liée à l’exposition David Lynch à la Fondation Cartier. Contrairement à hier, pas de couac dans l’organisation de ce mini-concert, et un son meilleur, même si le sous-sol de la Fondation est loin d’être idéal pour de tels événements.
Lynch était encore une fois présent, pour écouter ses trois protégées new yorkaises. Le concert fut court, tout juste une heure, mais délicieux. Pas de surprise, pas d’inédit, mais des interprétations illustrant bien leur dextérité aux multiples claviers. Le charme des trois demoiselles, ce soir-là en petites robes blanches pastorales, n’est pas en rien dans l’attrait de l’ensemble. Et voir une Annie allumée agiter follement la tête sur son clavier, les cheveux dans tous les sens, est particulièrement jouissif.

Et c’est grâce à mon ami -Nico- qu’on a eu Dark Halls en rappel !

au revoir simone – back in time

Au Revoir SimoneEncore une découverte labellisée inframnésie1, Au Revoir Simone, c’est trois jeune filles de Brooklin, de la musique électro mais pas trop, des claviers beaucoup, des percussions un peu, des boites à rythme surtout mais discrètes quand même, des voix douces, des mélodies chaudes et éthérées à la fois, des ouhouu ouhouu délicieux, des sons un peu vintage, des paroles et un esthétisme très Virgin Suicides.
C’est simple et plein de charme, j’attends avec impatience d’entendre leur deuxième album qui vient de sortir.
Et en attendant, je cours à la Maroquinerie, où les trois demoiselles nous font le plaisir de venir chanter demain soir.

1 C’est la dernière fois que je le signale, je reconnais simplement ici officiellement que David est une de mes grandes sources musicales et je remercie le dieu Net de nous avoir fait rencontrer ;)