barbara carlotti – l’idéal
Sur scène comme à travers ses deux albums, Barbara Carlotti a grandi.
Je l’avais vue en concert après la sortie de Les Lys Brisés, son premier album, joyau à la musique délicate et aux paroles qui sont des poèmes ciselés. Sur scène, la jeune femme avait été tout aussi délicieuse que ses chansons, mais m’avait laissé l’impression d’un manque d’assurance, d’une fraîcheur charmante mais un peu trop verte.
Après un intermède en groupe, accompagnée de JP Nataf, Bertrand Belin et Armelle Pioline dans la pièce musicale Imbécile, Barbara Carlotti a présenté début 2008 son second album L’Idéal. L’écriture minutieuse est toujours là, les mots toujours admirablement portés par la voix nonchalante, raffinée et au phrasé si particulier. Mais la musique a pris de l’ampleur, une vraie dimension pop, façon british sixties. Après s’être languie sur son premier album, Barbara Carlotti s’amuse avec assurance.
En concert au théâtre Mouffetard il y a un mois, cela a crevé les yeux. La demoiselle n’a pas perdu toute timidité, et ses apartés ont parfois eu l’absurdité que confère le trac. Mais elle a trouvé sa place sur scène, avec ses musiciens, elle porte ses chansons avec aisance, entame avec un comparse une véritable chorégraphie sur Vous Dansiez et singe une danse indienne délirante sur Pour la Nature. Et pour finir, accompagnée de ses musiciens qui la suivent en file indienne, c’est à travers la salle et “unplugged” qu’elle entonne Bête Farouche. Barbara Carlotti a grandi, et ses chansons en rayonnent.







