Florence + The Machine, le 16 juin 2010 à l’Olympia.
Très belle ambiance live, beaucoup d’instruments, un son qui envoie et la voix fabuleuse de Florence Welsh.
La belle Anglaise arrive sur scène dans une robe blanche toute simple, comme une prêtresse ou une druide, donnant un ton mystique à tout ce concert.
Les chansons vont crescendo, Florence joue avec nos émotions. Avec l’apparition de milliers de lumières qui s’allument pour offrir un ciel étoilé à Cosmic Love, le public est perdu, envouté. Et c’est d’une seule voix que, sous le charme, nous reprenons finalement le refrain de You Got The Love. La messe est dite, achevée par un rappel qui enchaîne Kiss With A Fist et Rabbit Heart (Raise It Up) en une jubilatoire explosion d’énergie.
Lendemain de concert et de soirée, plus beaucoup d’énergie… Pensant arriver à la fin du set de Bombay Bicycle Club, nous apprenons que le groupe a annulé (mauvais pour le festival des Inrocks, toutes ces annulations…) Nous patientons donc et c’est Esser qui débute la soirée, anglais jusqu’au bout de l’accent, et qui s’avère un peu trop frais sur scène. Son electro-dub fleurant bon les 80’s m’a tout de même bien plus.
Puis c’est au tour de Marina & The Diamonds de s’emparer de la scène. Marina, c’est pour elle que je suis là ce dimanche. Les titres que le net distille goutte à goutte depuis une petite année me font tous saliver et attendre avec impatience l’album qui devrait sortir début 2010.
Je classe Marina & The Diamonds dans la même catégorie que sa compatriote Florence Welch : voix forte, univers baroque, personnalité énergique. Est-ce donc la comparaison avec la performance de Florence + The Machine la veille, la fatigue, ou trop t’attende peut-être, toujours est-il que j’ai été déçu par ce set. J’attendais plus d’emphase, plus d’instruments, j’attendais d’être transporté, j’ai juste été soulevé.
La jeune Anglaise fait preuve d’une belle énergie, d’une bonne présence sur scène et d’une voix assurée, mais elle est trop verte encore pour porter au mieux ses chansons, leur permettre de prendre toute l’ampleur qu’elles méritent. Ce n’est je l’espère qu’une question de temps (et de moyens : avec plus de musiciens, elle fera un malheur).
Reste que son tubesque Mowgli’s Road est formidablement efficace : c’est sans aucun doute la meilleure chanson pop que j’aie entendue cette année.
De la suite de cette soirée, je ne sais rien, ni Jack Peñate et encore moins Sliimy ne m’ayant donné envie de rester.
Ce samedi 7 novembre, le festival des Inrocks m’avait appâté avec La Roux, artiste que je n’adore pas mais que je trouve bien sympathique et que j’étais curieux de découvrir sur scène, et surtout avec Florence And The Machine.
La Roux a annulé au dernier moment sa participation au festival, pas chouette. Elle a été remplacée par les jeunes Nord-Irlandais de Two Door Cinema Club, chouette ! En effet, l’electro-rock bien ficelé et l’énergie du trio a bien vite fait oublier le désistement de la tête d’affiche.
Ont suivis les Américains Lissy Trullie, qui emmenés par un petit brin de blondinette, ne m’ont pas du tout convaincu. Seule leur reprise de Ready For The Floor de Hot Chip a éveillé en moi un vague intérêt, mais la voix de la chanteuse n’est décidément pas belle à mes oreilles.
C’est d’ailleurs devant un public un peu ramolli que Florence Welch et sa Machine de groupe ont débarqué, pour regonfler tout le monde dès la première chanson.
La jeune Anglaise a un sens de la scène et un contact incroyables. Et sa voix qui m’est un peu pénible à la longue sur l’album (elle crie quand même beaucoup…) prend toute sa mesure en live : sa puissance remplit parfaitement l’espace, elle a la démesure et le baroque idéals pour servir au mieux sa pop soul. Ajoutons d’excellents musiciens, une harpe, des percussions puissantes, et je pense que personne n’a pu résister à la force de la prêche de Florence And The Machine.
De viles considérations festives ne m’ont pas permis de rester voir Passion Pit, sans beaucoup de regret néanmoins : si leur tube Sleepyhead m’avait beaucoup séduit l’année dernière, leur album n’a pas été à la hauteur.