chris garneau – baby’s romance
Rapide retour sur le concert de la Cigale du 24 février, réunissant Chris Garneau, Caribou et José González.
J’y allais principalement pour voir Chris Garneau, qui assurait la première partie. Ce fut un set court mais en apesanteur, tant le jeune homme est plein de calme et de beauté. Il joue quelques chansons à l’harmonium, accroupi par terre, les autres au Fender Rhodes, le tout accompagné d’un violoncelle. Le côté étrange, timide, de Garneau rend en live les chansons encore plus belles en les poussant dans le fragile, l’éther. Le coup de cœur de l’album est bel et bien confirmé.
José González n’est pas une bête de scène mais un artiste parfait. J’ai passé une heure à regarder ses doigts danser sur les cordes de sa guitare tout en écoutant sa voix, aussi pure et juste que sur les albums. González chante et joue sans effort apparent, le plus naturellement qui soit : son deuxième opus In Our Nature n’aurait pas pu trouver plus juste titre ! Dommage que pour une tête d’affiche, le set soit réduit au minimum syndical…
Entre ces deux messieurs pleins de calme et de poésie… j’ai subi Caribou, canadien adepte de noise pop électronique, dont j’ai surtout retenu le bruit. J’ai pourtant senti plein de choses dans la musique de Caribou, des mélodies vocales planantes à contre-courant de la musique aux lignes de batterie assez impressionnantes. Mais la batterie en question était vraiment trop présente, trop forte, et le son général trop mauvais, avec des basses qui saturaient. Problème de balance peut-être, anomalie de programmation musicale en tout cas, car le genre musical se mariait fort mal à Garneau et González…






