final fantasy – ultimatum

Je suis très triste, parce que ce soir je devais assister pour la première fois à un concert de Final Fantasy et que celui-ci a été annulé à la dernière minute. Final Fantasy ce n’est pas un groupe qui fait des reprises de musiques de jeux vidéo, c’est le nom de scène du Canadien Owen Pallett. Aujourd’hui, Owen est malade, donc il a annulé son concert.

Owen PallettOwen Pallett a presque 30 ans et a touché à plusieurs instruments, en particulier le violon, dont il fait autorité en la matière : The Hidden Cameras, Arcade Fire, Beirut, The Last Shadow Puppets, les Pet Shop Boys, Patrick Wolf, ou encore Mika lui ont confié les arrangements de cordes de leurs albums.
Sous le nom de Final Fantasy, Pallett a sorti deux albums et une poignée d’EPs, des recueils de textes poétiques ou barrés, de musiques pop baroques, des chansons éthérées ou très théâtrales.
En live, il est seul sur scène, s’accompagne parfois au piano, le plus souvent au violon jouant avec les loop pedals pour construire ses mélodies petit à petit. J’adore voir les chansons prendre forme de cette façon.
Rendez-vous est pris pour son prochain passage en France.

[photo : Jordan Gordon]

mika – love today

C’est le petit génie de la pop du printemps. Ca fait un moment déjà qu’on en entendait parler en France, par ci par là d’abord, puis de façon beaucoup plus médiatique. Je l’avais vu, j’avais lu les nombreuses comparaisons qu’on lui prêtait, George Michael, Freddy Mercury… et j’avais à la première écoute était gêné en effet par l’air de famille de Mika avec ces grands noms britanniques.
MikaIl m’a fallu l’album entier, Life In Cartoon Motion, pour être séduit.
On dira ce qu’on voudra sur le côté créatif de l’album du jeune homme, les ressemblances musicales, les samples plus ou moins avoués ou les inspirations qu’on pourra reconnaître. Mais le résultat est là, c’est un vrai bon album de pop, rythmé, efficace. Et la voix de Mika ne souffrira en tout cas aucune critique, tant elle est maîtrisée et précise.

Le 30 juin dernier, Mika faisait salle comble à l’Olympia. Alors que j’allais à ce concert pour mieux le découvrir, un peu en dilettante, j’ai été assez surpris d’y voir autant de fans scandant son nom à plusieurs reprises et semblant dévoués corps et âme au jeune chanteur. Mika a semblé de mon avis, lui qui a reconnu sur scène ne pas bien comprendre ce qui avait pu se passer en 6 mois pour qu’il passe d’un concert en banlieue anglaise devant 15 personnes au mythique Olympia de Piaf et de Brel. J’ai apprécié ces quelques mots de modestie, autant que de voir le plaisir évident que Mika a pris à chanter. C’est une véritable fête qu’il a orchestré, avec danseuses enrobées sur Big Girl, déguisements d’animaux pour le rappel, et moult confettis, bulles de savons, poupées gonflables et ballons de baudruches géants. Une vraie bonne ambiance (bienvenue pour fêter la gay pride du jour…) pour un concert chaleureux et réussi, mais un peu trop court (1h30).

Je l’aime bien, le petit Mika. Reste à voir ce qu’il deviendra par la suite. Un deuxième album sera nécessaire pour savoir si le premier était un coup de chance ou si le garçon est un véritable génie méritant qu’on crie son nom par milliers.

Everybody’s gonna love today
Anyway You want to, anyway you’ve got to
Love love me, love love me