little boots – stuck on repeat

Je n’ai pas trop de motivation ni de temps pour écrire ces jours-ci. Voici quelques mots néanmoins sur le concert des Ting Tings (comme le titre de ce billet ne le laisse pas penser) au Bataclan le 20 avril dernier.

The Ting Tings, je les ai déjà vu deux fois, à Solidays l’été dernier, puis une seconde fois à la fin de l’année. Troisième concert donc, pour un groupe jeune, qui n’a qu’un album à son actif. La set list est donc la même, pas de surprise particulière, sauf cette fois l’arrivée anecdotique de quatre jeunes femmes perruquées de toutes les couleurs pour quelques renforts de cuivres sur un ou deux titres. Amusant mais pas très utile. Car c’est bien le duo Katie-Jules qui apporte toute l’énergie à ce concert. Les deux Anglais ont une pèche incroyable, un professionnalisme fou et sont diablement sympathiques.
Vivement un second album pour que le carnet de chants des Ting Tings s’étoffe. Je retournerai les voir alors avec le plus grand plaisir !

Little BootsLa première partie de ce concert était assurée par Little Boots, toute petite et portant des bottes (c’est bon, on valide le nom de scène !)
La jeune Britannique fait pas mal parler d’elle sur le net, à quelques semaines de la sortie de son premier album, avec des titres électro-pop séduisants.
Sur scène, elle est accompagnée de deux musiciens qui n’apportent pas grand-chose, au contraire, j’aurais préféré voir la demoiselle tripoter seule son tenori-on et bidouiller des boucles. Et certains titres de l’album à venir m’ont paru bien trop brit-pop sucrée et pas assez électro. Mais j’attends de voir ce que donnera l’album, car les conditions sonores de cette première partie, véritable torture auditive tant le son était fort, ne me permettent pas de porter un jugement très construit. Little Boots a des atouts dans sa manche. A suivre.

the ting tings – shut up and let me go

J’aime les festivals, ils permettent de découvrir des artistes dont on n’a parfois jamais entendu parler. Le problème, c’est qu’il y a le revers de la médaille : on y est parfois obligé de subir des groupes qu’on n’aurait jamais eu idée d’aller voir. Ce fut le cas vendredi 14 novembre. Le festival des Inrocks proposait les Black Kids (le gâteau) et les Ting Tings (la cerise) dans une même salle. Malheureusement, ils n’étaient pas seuls.

La soirée a commencé avec Gablé, trio français dont le folk ne m’a pas séduit malgré une originalité évidente (un chanteur à l’air franchement pas net, une mignonne claviériste jouant à la squaw et un “musicien” jouant de la cagette ou de la perceuse…)
Ont succédé les Amazing Baby, New Yorkais trop portés sur les guitares, dont le son m’a paru être une énième resucée de rock indé. C’est pas ma came.

Malgré un son épouvantable, les Black Kids ont enfin fait démarrer la soirée, mettant le feu dès leur arrivée. Sans être un grand fan de ce genre de musique, j’ai beaucoup aimé l’énergie et la festivité de leur set, et même si je trouve vraiment que la voix du chanteur ressemble trop à celle de Robert Smith, leur tube I’m not gonna teach your boyfriend how to dance with you est définitivement très bon.
L’ambiance est légèrement retombée dans la salle avec l’arrivée de Cajun Dance Party. Personnellement le rock proposé par ces anglais et le chanteur bossu et épileptique m’ont fait l’effet d’une douche froide. Encore une fois, c’est pas ma came…

The Ting TingsLa soirée a fini en beauté avec donc les tant attendu Ting Tings. Le duo formé par le virtuose de la batterie Jules et la punk Katie a agi de façon magique sur la Cigale. Le public a bougé, sauté, chanté comme un seul homme. Une chanson exceptée, les Anglais nous ont offert l’ensemble de leur album, mettant le public littéralement en transe avec leurs tubes. La vague d’énergie pure est arrivée avec Great DJ pour ne repartir qu’avec That’s Not My Name, ultime chanson de ce concert. Et l’un des moments les plus jouissifs de cette soirée aura été de voir Katie White taper sur sa grosse caisse à grands coups de maillet pendant Shut up and let me go !

gossip – standing in the way of control

Troisième et dernier jours de Solidays.
La fatigue n’aidant pas, mon programme fut plus léger, mais finalement pas moins épuisant.
Car les anglais de The Ting Tings ont une bonne pêche, la chanteuse Katie White a l’air un poil déjantée, le batteur est doué, l’ensemble donne une indie-pop bien sympa et festive. Ca donne envie de les revoir, probablement à la fin de l’année.
Un aperçu rapide à Foals a suivi, juste le temps de ne pas aimer ces jeunots d’Oxford, pas très originaux, pas très charismatiques, et au public trop chevelu…
Puis le final de ce festival, en la personne de Beth Ditto. J’avais lu que la chanteuse de Gossip était coutumière des tenues extravagantes sur scène, elle a assuré le set en sous-vêtements ! Un Set incroyable tellement la musique de Gossip est péchue, tant le public a été déchaîné, et tant Beth Ditto est charismatique et barje ! L’énergie dégagée par cette femme est phénoménale, et au-delà du rock sauvage jouissif, son message revendicatif fait du bien à entendre.

Standing in the way of control
You live your life
Survive the only way that you know