C’était tout simplement l’occasion de retrouver Tori seule avec son piano sur une scène, comme cela n’était pas arrivé depuis plusieurs années.
La pianiste est toujours très sensible aux ambiances, à l’énergie du lieu dans lequel elle se produit, au point d’influencer l’humeur et la qualité de certains concerts. A l’Olympia, l’évocation d’Edith Piaf et de Jeff Buckley a rendu Tori affable et pleine d’une douce énergie. Ainsi fut donc le concert.
J’aurais aimé plus de reliefs, certains moments ayant été trop mous. Mais l’ensemble fut charmant. Et je n’aime jamais tant Tori qu’en live ces dernières années, car elle s’y entoure de vieilles chansons plus que de ses derniers titres à la qualité discutable.
J’appréhendais beaucoup, parce qu’il y a deux ans, je n’avais pas trop apprécié le concert de Tori. Je n’avais pas aimé le Palais des Congrès, trop grand, trop plein de cette ambiance confortable qui endort le public. Je n’avais pas aimé Tori, trop travestie, trop cachée dans ses personnages de dolls, pas assez à vif.
J’appréhendais beaucoup, parce que même si Abnormally Attracted To Sin, le dernier album de la pianiste, est plus sombre et moins lisse que les précédents, il reste un album inégal, aux arrangements musicaux pas toujours très heureux, et que je n’y ai pas retrouvé la Tori d’il y a 10 ans (que je ne retrouverai sans doute jamais, car Tori Amos a autant changé que moi j’ai changé).
Bref, j’y allais, à ce concert du Sinful Attraction Tour, mais sans envie et presque sûr d’y faire un peu mon deuil de l’artiste que j’avais tant aimé.
Et bien ce n’est pas encore pour cette fois que j’enterrerais Tori Amos.
Elle n’a chanté que 3 titres de son dernier album, et de façon générale peu des derniers. Ca a aidé. La setlist n’a comporté, à une exception près, que des titres que j’aime beaucoup : Caught A Lite Sneeze, Girl, Josephine, Hotel, Carbon, Raspberry Swirl, Smokey Joe, ou encore Give, probablement le meilleur titre de son dernier opus. Le show a donc revisité l’ensemble de son répertoire pour le plus grand plaisir d’un public en forme.
Et Tori est apparue belle (oui, c’est assez rare de la voir bien vêtue…), souriante, ostensiblement heureuse et en forme, ne tenant pas en place sur son tabouret et improvisant quelques mouvements de danse : une énergie qui a fait plaisir à voir.
Ce concert a été exactement ce dont j’avais besoin : l’occasion d’oublier un peu les déceptions des dernières années, l’occasion de retrouver la Tori pleine d’ardeur sur scène, et l’occasion de parcourir à nouveau un répertoire riche et plein de magnifiques chansons. Tori still rocks !
Tori Amos en live, pour une unique scène en 2008, qui plus est à Dranouter, près de Lille, donc pas à l’autre bout du monde : je ne pouvais bien sûr pas résister.
La dernière tournée de Tori Amos, l’année dernière, avait été loin de me satisfaire. Je plaçais donc beaucoup d’espoirs dans ce concert, espérant retrouver une Tori en forme et un public réceptif. Le set ne fut pas long, une heure et quart (festival oblige) mais fut à la hauteur de mes espérances.
Tori est apparue épanouie et en forme, volubile (compte tenu de ses habitudes peu disertes), nous répétant plusieurs fois combien elle était heureuse d’être là et que la scène lui avait manqué.
La setlist fut équilibrée, les albums étant presque tous représentés, plutôt rythmée, avec une jolie impro sur Body and Soul et quelques délicieuses surprises qu’on entend trop rarement : Suede, Barons of Suburbia et ce magnifique Apollo’s Frock qui a particulièrement fait mon bonheur. Le tout a mis une excellente ambiance et a parfois véritablement déchaîné le public (il faut dire que les fans étaient nombreux).
Cette occasion de retrouver LA Tori que j’aime a illuminé mon été !
Je sais, je sais. Un billet sur trois ici concerne Mrs Amos… mais c’est promis, celui-ci sera le dernier avant un bon moment. Et ne vous plaignez pas, là j’aurais pu faire deux billets !
Tout d’abord, le déplacement à Londres pour assister aux deux concerts du Posse Tour de Tori Amos valait – comme en 2005 avec l’Original Sinsuality tour – largement le détour !
Deuxièmement, après avoir donc vu trois concerts de cette tournée, je peux en conclure que la Doll interprétée par Amos pour la première partie de chaque concert influe beaucoup sur l’ambiance générale. Et que nous n’avions pas été très bien servi à Paris avec Clyde…
Le premier des concerts de Londres a mis en scène Santa, et le set qui l’accompagnait, très rythmé et rock (Body And Soul, God, My Posse Can Do, You Can Bring Your Dog) a tout de suite rendu le public réactif et frénétique. Tori semblait en bonne forme, elle nous a servi quelques impros bien sympathiques. Ce fut un très bon moment (malgré China servie pendant la partie solo…), plus de deux heures de concert passées à se dandiner, un grand sourire aux lèvres et la satisfaction d’entendre live des perles comme Yes Anastasia ou Bliss.
Le lendemain, 4 juillet oblige, c’est Isabel, la Doll politique de Tori, qui a ouvert le bal, offrant pour la fête nationale états-unienne Yo George, Devils And Gods et un joli Home On The Range en solo. Mais là, comme à Paris, la sauce n’a pas pris, le public a été plus apathique, Tori moins en forme peut-être ou plus sérieuse. Toujours est-il que je n’ai pas ressenti l’atmosphère de la veille. Restera de ce soir le plaisir d’entendre Tombigbee, Glory Of The 80′s et A Sorta Fairytale.
Ces deux soirs à l’Hammersmith Apollo m’auront permis de retrouver la sensation de plénitude qui peut accompagner un concert de Tori Amos, mais m’auront conforté dans l’idée que cette tournée n’est pas la plus réussie de sa carrière. A dans deux ans si tout va bien pour voir et entendre la suite…
L’une des résolutions que j’ai prises à l’ouverture de ce blog est de faire un billet chaque fois que j’assistais à un concert. Bien que les billets sur Tori Amos ne manquent déjà pas ici, je remets donc le couvert suite au concert du 2 juin au Palais des Congrès. D’autres billets sur elle suivront encore, puisque je retourne la voir à Londres début juillet.
J’ai déjà été plus enthousiaste à la sortie d’un concert de Tori Amos.
On ne peut pas dire que Tori Amos soit avare de tournées. Elle accompagne depuis ses débuts chaque sortie d’album d’une tournée mondiale d’au moins 6 mois. L’artiste, habituée à jouer devant un public depuis son enfance, est on ne peut plus à l’aise sur scène. Elle est aussi connue pour changer chaque soir de set-list et offrir donc des concerts toujours variés et uniques.
Samedi dernier, l’American Doll Posse Tour faisait escale à Paris pour une habituelle unique date française. Qu’en ai-je pensé, à tête reposée ?
Le concept de cette tournée est inhabituel : chaque soir, Tori interprète un des personnages qu’elle a créés pour son dernier album et chante les chansons correspondant à ce personnage. Puis après une courte pause, elle revient sur scène dans la peau de Tori pour la suite, plus traditionnelle, du concert.
Je ne suis pas convaincu par ces “concept concerts”. La pause après les 5 premières chansons permettant à la chanteuse de se changer casse le rythme et fait retomber l’ambiance très punchy du début de concert. Et même si je n’ai pas été gêné, comme d’autres ont pu le dire, par le grimage et les perruques de la Doll interprétée, je pense que ce rôle qu’elle endosse rend Tori moins naturelle et spontanée qu’elle pourrait l’être.
Concernant la set-list, Amos a enchaîné de nombreux hits, Crucify, Cornflake Girl, God, Precious Things, Hey Jupiter, donnant une impression de concert “best of”. Peu de surprises, de chansons rares. Peu d’orchestrations inhabituelles pour qui l’a déjà vu plusieurs fois en concert. Malgré ou à cause de ses originalités, ce concert laisse une impression empruntée.
Au-delà de tout ça, Tori est une formidable artiste, je le répète parfaitement à l’aise en live, la justesse et la puissance de sa voix, sa maîtrise des claviers et son énergie sont saisissantes. Elle nous a offert une scène de toute beauté et des chansons magnifiques, un Caught a lite sneeze que je ne peux qu’aimer, un Garlands plein d’émotion, un beau Take to the sky et une superbe Dakota Version de Hey Jupiter pour clôturer. Cette date ne fera peut-être pas partie de mes meilleurs souvenirs de concerts, mais malgré les défauts Tori a toujours autant de charme et une bonne énergie pour accompagner un nouvel album musclé. Le tout accompagné de déhanchés suggestifs et même d’un branlage de micro !
Tori Amos a sorti le 1er mai dernier son neuvième album, American Doll Posse.
Après le lisse Scarlet’s Walk et le médiocre The Beekeeper, j’étais sur le qui-vive, comme beaucoup de fans je pense, et j’espérais qu’elle relèverait le niveau et retrouverait la fougue d’un Pele (on peut rêver) ou d’un Choirgirl. Les premiers extraits disponibles à l’écoute m’ont assez dérouté par le son très folk américain et rock, mais j’ai été plutôt séduit. Et le ton péchu présageait du bon. Au final, après écoute de l’ensemble de l’album (23 titres quand même !) je suis complètement fan.
On n’évite pas quelques mièvreries, mais la plupart des titres sont très rythmés et plein de guitares, ce qui constitue la grande nouveauté. Le son rock, parfois country nous permet de retrouver une Tori irrévérencieuse et féministe, plus sombre aussi qu’auparavant. Bouncing Off Clouds n’est pas la chanson que je préfère sur American Doll Posse (Smokey Joe, tellement noire et éthérée est ma favorite) mais elle illustre mieux le son de ce nouvel opus. Et le pont y est magnifique. J’en espère même un remix qui nous permettrait de partir en transe sur les pistes de danse…